Archive pour novembre, 2007

I belive you my love… Baby when the lights go out :p

Ca y est, j’ai ma nouvelle coupe de cheveux - mais je suis moyennement contente, donc y’a quelque chose à refaire ou alors faut que je m’y habitue. Ca m’arrive souvent que je n’aime pas ma tête les trois premiers jours et puis après je me trouve presque jolie devant le miroir. Je me laisse trois jours, et si je n’aime toujours pas, je refais. Tout, tout, tout. Moi, je suis une folle.

Quoi de neuf… Euh… *la fille réfléchit* Hier soir, j’ai encore mit un petit vent à J. sur la messagerie instannée. J’avais mieux à faire – je ne sais plus quoi, mais mieux à faire que de glander avec lui. On s’est dit quelques mots ce matin avant que je me couche (à huit plombes du mat, c’est la fête…), je lui ait dit que j’avais envie de pains au chocolat et qu’on me chouchoute, et qu’on me fasse l’amour , enfin comme tous les jours à cette-heure là quoi; il m’a demandé s’il pouvait m’appeler. J’ai dit que j’allais surement me réveiller vers quinze heures. Finalement, je me suis levée à quatorze heures et quand il a appelé, je venais juste de sortir de la route de Coltarland. Il m’a dit que je cassais son petit espoir de me réveiller, que j’avais une voix douce, qu’il espérait que je sois connectée ce soir. Ca, c’est l’effet cam gratuite. En fait, vu toutes les fois où je lui ai promit des photos et que je ne les ai ni fait ni envoyé, je me suis réveillé l’autre jour en me disant que je lui ferai une petite surprise en lui offrant une free – ce qui de par le fait annulerai toute possibilité de se voir ultérieurement, mais ça aurait pu être fun. Evidemment, c’est ce jour là que Monsieur a choisit pour ne pas se connecter. Ca m’a comme qui dirait saoulé et je lui ait dit cette surprise qui l’attendait – je crois qu’il essaie de rattraper. J’ai de plus en plus de pulsions ces derniers temps, donc je vais surement faire une free pour lui, si un jour il traine par là et que j’ai envie de me déchainer devant ma cam… En plus, ça fait un bout de temps que j’ai pas fait de cams. Enfin un bout de temps, trois semaines quoi.

En me connectant tout à l’heure pour checker mes mails, je découvre que j’ai reçu un courier – encore une adresse vague. Je lis vite fait… Proposition de plan à trois, avec un couple ! Wow. Je suis restée sur le cul quelques minutes avant de pouvoir répondre. Jusque là, les mails sont toujours des moyens d’exercer mes capacités littéraires mais jamais de rencontrer. En général, je ne donne pas de détails, je donne les informations vite fait et je demande à ce que le client téléphone – et la plupart du temps ils ne le font pas. Si ça m’évite de rencontrer des trous du schmolls, tant mieux. Donc je ne prends pas trop trop au sérieux ce mail – au fond j’espère toujours, je ne regrette jamais.

A part ça rien de neuf. Ah si, un certain F. a appelé, il est sur la ville de temps en temps, trois soirs la semaine prochaine et voudrait que l’on se rencontre. Je lui ai parlé de mon approche, il m’a dit qu’il trouvait ça plus sympa. J’espère qu’il rapellera mardi comme prévu. Après ce rendez-vous, je commencerai peut-être à chercher plus sérieusement l’escort girl pour le plan à trois avec A. (et peut-être V. qui sait ?) Pour l’instant, c’est le cadet de mes soucis.

J’avais envie de parler de pleins de trucs, mais là tout de suite, j’ai la flegme. A plus tard dans la journée :D

Je ne te snobbe pas mais presque, et au fait, je m’appelle Chacha.

Publié dans:Non classé |on 10 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

« Même si s’amenuise et s’épuise ta foi en l’avenir, ne renonce pas au futur, façonne-le, rêve-le. [Il est le temps pour toi à étreindre et choyer comme un dû] » (Yves Simon)

 M. a rappelé aujourd’hui et je n’ai pas pu répondre vu comme la fille pionce le matin - faut vraiment que je pense à racheter une recharge. Ou à acheter une nouvelle carte sim, vu que de toutes les façons ça fait un moment que je pense à changer de numéro. Il m’a laissé un message vocal, avec son numéro de portable, disant que je devrai le rappeler le plus tôt possible. M., c’est le mec qui m’a appelé la dernière fois, et qui a dit « j’ai plein de sous. » Son nom m’est revenu d’un coup. J’ai traînassé toute la journée, je suis allée faire un tour en ville, où j’ai admiré les mères qui courrent en mini et talons après leurs gossses qui ont les doigts dans le nez, les amoureux qui se lachent pas la main même quand il y a un vélo qui leur fonce dessus, le retour en force des bonnets et l’apparition des low boots. Et en bonne fashionista, j’en ai une paire :)

 Que dire sinon que je suis dans ma période plutôt heureuse. Deux mecs ont appelé hier soir, et j’ai déjà quelques centaines de visites sur le site que j’ai fait moi-même – j’aimerai mieux que ça soit fait par un pro mais je suis ravie du résultat pour l’instant. Le webmasteur m’a comme qui dirait « relancé », ce qui me fait penser que je n’ai toujours pas fait de photos, c’est dur à trouver autour, des photographes qui ne sont pas amateurs et qui proposent des séances glamour sérieuses. Le seul qui m’ait répondu jusqu’à maintenant est libre en décembre. Je vais essayer d’attendre jusque là, mais le webmasteur est sur Londres à la fin du mois et pourrait faire les photos. Je me tâte. Je sais qu’il est professionel, son travail est là pour le prouver et beaucoup de détails le montrent, maintenant aller toute seule dans une ville que je ne connais pas et dont la langue officielle est une langue que je ne maîtrise que plutôt bien, ça m’inquiète un peu. Finalement, je lui ait dit que je l’embauchais pour me créer un site rapport aux webcams, un site de trois pages vu qu’il n’est vraiment pas cher rapport à la qualité de son travail – mais finalement trois pages, c’est presque rien. Je suis super indécise, je change d’avis toutes les dix minutes rapport à tout ça.

C’est comme les budgets et les plans d’épargne que je suis sensée suivre, c’est pareil tout le temps, l’argent t’en as trop ou pas assez, ce n’est jamais bon. Souvent, c’est pas assez, mais c’est trop dans le sens où ça te pousse à la consommation. J’ai envie du Nano touch, j’ai envie de ces supers escarpins avec la robe noire super classe en vitrine, j’ai envie d’un nouveau téléphone portable. Au finish, je me concentre sur ce qui me servira sur le long terme, les projets pour les cams et pour l’escorting.  Mais bon, c’est dur de se restreindre, alors je me suis arrêtée pour prendre un panini poulet-fromage avec une bouteille de coca Zéro, dans ce kébab où je m’arrête tout le temps. Le hic, c’est qu’ils m’ont servi un kébab avec frites, salade, tomate et oignons et une canette – rien de ce que j’ai demandé (et j’ai horreur de la salade et de la tomate). C’était bon, enfin moyen – j’ai mangé méticuleusement mes frites en premier et le reste après, comme d’habitude. Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne plus aller là bas que de temps à autre, et que la prochaine fois j’essaierai les fast foods autour, l’italien, le chinois, les pizzas, le reste. Si primo ils ne sont pas capable de me faire un petit sourire genre je suis une bonne cliente et que en plus ils ne me servent pas ce que je demande parce qu’ils sont persuadés de savoir ce que je veux et préfèrent parler à leurs amis qui sont au comptoir, dans ce cas bonjour chez vous. (Ou plutôt Sala Malekoum)

Finalement, j’ai décidé d’investir dans un appareil photo. Ca fait un bail que mon ancien est cassé, et que je promet des photos à J. Lui, il m’a contacté il y a quelques jours par email et on s’est envoyé deux-trois messages sympa où il disait qu’il me trouvait charmeuse et charmante, et qu’il désirait ardemment me rencontrer. Après il a demandé à être ajouté dans ma liste de contact s- je me suis dit bon réfléchis pas trop, accepte-le. Il est un peu relou sur les bords mais bon pas trop, on est rentré l’autre soir quand on discutait sur la messagerie instantannée, dans un espèce de jeu de rôles professeur/étudiante qui est sympa, il faut juste que je trouve le temps de le terminer. Donc demain, si j’en crois ce que je pensais il y a dix minutes et douze secondes, je change de coiffure et je m’achète un appareil photo numérique. Je vais m’amuser comme une folle avec… J’adore les séances photo avec mon meilleur ami, mon vibro à moi :D Non, sans dec’.

A part ça, hier, discussion avec P. sur la messagerie instantanée. Il s’est excusé d’avoir été un piètre partenaire sexuel. Je lui ai dit de ne pas trop s’en faire, que c’était ok. « Tu crois qu’un jour on va refaire l’amour ensemble? » Moi : « au moins comme ça, t’es direct! » Je lui ai dit que je ne savais pas trop, que je ne me levait pas le matin en me posant la question, qu’on verra. Il est le genre de mec qui, finalement, me fait pitié. La dernière fois, il a été très égoiste dans son plaisir. On a fait l’amour comme dans un film porno – je n’ai rien contre ça, mais j’aurai au moins aimé qu’il y ait, je sais pas, un petit sentiment d’excitation par ici ou par là. Il n’y avait rien, ah si, lui et son plaisir. J’ai trouvé ça pitoyable qu’un type de son âge (il a la trentaine) ne soit pas conscient à ce point du plaisir de l’autre, surtout que si je me retrouvais là (c’est ce que je me suis dit), c’est parce qu’au téléphone il m’avait promit mille et une caresses – parole, parole, parole. Le pire, je me dit que quite à ce que ça soit moyen voir nul, autant être rémunérée, mais même pas, je savais que c’était gratuit et j’y suis allée sur un coup de tête. Après coup, je sais qu’il a profité du fait que je sois plutôt cool comme escort girl, et que oui, d’une manière, il a profité de moi (dans le sens pécunnier.) Moi, je m’en remettrai, parce que je me dis c’est une erreur d’appréciation et on apprend de ses erreurs – tant pis pour les mecs qui viendront après, maintenant c’est le cash d’abord le fun après et seulement si tu me plais. Lui parcontre, il se rappellera toujours de ce qu’il a fait. En plus, il a une maison au bord de la mer et il est commercial – ça se voit à sa voiture et à son train de vie. Donc, il a les moyens financiers de se payer un peu de fun avec moi. Un de ces quatre je vais lui parler franco, parce que là il s’imagine que me dire bonjour – aurevoir et m’inviter à le voir en cam, va consolider quelque chose (une amitié peut-être ? *ironique*) et faire en sorte qu’on se voit un jour. C’est vraiment incroyable, de souffrir à son âge de la misère sexuelle… Au tout début, il m’a dit qu’il avait un enfant de deux ans qu’il voyait une fois sur deux. Donc, il est logiquement séparé. Maintenant, il m’a beaucoup fait rire et je me disais qu’il était séduisant, qu’il devait charmer beaucoup de filles. La vérité c’est qu’il y a un décalage assez troublant entre l’homme charmant qu’il est et la façon dont il fait l’amour – disons qu’il se fait l’amour - dans le sens où seul son plaisir compte. Je ne sais pas, et j’ai pas envie de me prendre la tête. Je sais qu’il ne fera pas le relou pour sortir de ma vie, donc c’est déjà cool. Maintenant entre théorie et pratique, il y a un fossé. Et soit je le creuse, soit je le creuse. C’est dire.

Je n’ai toujours pas contacté une autre escort girl. Je me laisse le temps pour avoir une nouvelle coupe de cheveux, une manucure, une pédicure, une séance d’épilation, mettre en place plus clairement mon projet sur le site de webcams et après, seulement après, je m’occuperai de l’escorting… Enfin, sauf si entre-temps il y a un superbe mâle qui demande à booker pour un rendez-vous! Ca me fait penser, mister inconnu avec qui j’ai passé ce fabuleux moment mardi matin m’a laissé un message avec une adresse bidon (parfois les noms des mails « bidons » des mecs me font marrer) via mon premier site web d’escorting. Il a dit qu’il m’avait trouvé cultivée et intelligente et qu’il avait vraiment apprécié le moment passé ensemble, qu’il lui tardait que l’on se revoit, comme prévu. J’ai souris jusqu’aux oreilles.

La nuit dernière, j’ai craqué pour le dernier son de Brasco et sur la bouille d’El Matador. Il me fait penser à G., ce mec trop mignon qui m’a comme qui dirait dévoilé mon côté coquin. On ne s’est pas rappelé depuis cette rencontre, mais je me dis que notre relation est du genre on se rappelle une fois tous les ans et on remet ça. Je ne sais pas, je verrai. De toutes les façons, il avait presque la trentaine, peut-être qu’il s’est casé depuis  (il m’a dit qu’il sera fidèle… la première année du mariage « après t’as vu, c’est chaud. » Je vois.) Au final, j’en perdrais beaucoup au long du chemin. Donc autant passer à autre chose rapidement…

D’ailleurs un truc. J’arrête pas de me remettre en question. Même avant l’activité que j’ai choisit je le faisais, mais maintenant je dois ajouter d’autres dimensions et d’autres données à mes questionnements. Avant je me disais, tu sais que tes délires sont ceux d’une banlieusardes, que tu aimes les blagues sur les mecs de cités, sur machin qui a braqué la boulangerie et se prend pour Fifty, sur Truc qui a revendu son premier sachet de beu et qui a fait cavalé les flics pendant cinq ans comme un Achille sans talons, sur les potos qui sont partis au soleil et toutes les galères qu’ils ont connu à cause du manque de fric et du délit de faciès, mais des galères qui font sourire. Je me disais tu sais que tu viens de là où on galère et où on rit de ces moments de poisse, de là où on se checke trente fois dans la journée, là où on sourit en prenant la pose devant la voiture des condés. Et pourtant, t’as choisit d’aller dans le meilleur lycée de la ville, tu as des capacités littéraires qui dépassent largement celles de tous tes potes réunis et sont à peu près au niveau des meilleurs élèves, t’as choisit d’étudier des langues mortes, de te spécialiser dans la littérature et de vivre à fond cette passion des mots, cette rage d’écrire. A l’époque déjà, je me posais la question de la séparation entre la culture qui m’était donnée et la culture à laquelle je souhaitais accéder.

La réponse est là : je viens de l’underground.

Mes parents sont intellectuels certes, mais ici ils ne sont rien. Mon père n’est pas là. Ma mère trime tous les jours pour me prouver que l’argent facile n’est pas la solution. Alors est-ce que je considère ça comme de l’argent facile ? Est-ce que c’est bien ce que je fais ? Qu’est-ce que les potes en penseraient ? Hé ben les potes, ils seront pas toujours là. C’est triste et drôle, drôle et triste à dire mais beaucoup finiront en prison ou alors feront un boulot de 8 à 5 plus ou moins bien payé, se marieront avec la cousine du bled, ou la cousine de la cousine (qui vient du bled), ou la fille du quartier Est, rival de la cité. Il y aura des fêtes de mariage, des baptêmes, des circonsisions, des blagues sur la gueule du bébé qui ressemble pas trop à son père mais plus au voisin de pallier – et des larmes. Rien qu’à regarder autour de moi, beaucoup de filles qui ont dans les 23 ans ont déjà un enfant, même les potes des potes de mes frères. Merde. Ca me fait penser aux premières minutes de Transpotting, ce film coup de poing que j’ai adoré. Je ne veux pas cette vie – pas maintenant. Laissez moi vivre.

Les potes ne seront pas toujours là disais-je, et s’ils me jugent hâtivement c’est qu’ils n’étaient que des connaissances. Je fais mes choix de vie, j’ai décidé de m’éclater et de profiter de ce côté coquin que j’ai, je suis une fille cultivée cependant, j’ai besoin de faire quelque chose où je peux étaler ma culture (comme de la confiture, c’est bon, on a compris.) L’escorting c’est pile poil ce qu’il me faut, plus poussé que les webcams, moins trash que la prostitution. Et puis il n’y a pas de macs, il n’y a pas de types glauques et sales – je me gère de A à Z. Je me suis toujours dit, en regardant la télé « non mais pourquoi je rencontre pas ce type de mecs moi ? » rapport à tous ces reportages de société sur des mecs assez canon et canonesques qui draguent en boite des filles bofs et niaises. Je veux dire, je suis pas trop bof et pas trop niaise, je devrai pouvoir les rencontrer quoi, merde. En boîte, j’aime que les boîtes afro, et désolée mais je ne sors pas avec de blacks – je veux dire, je les connais trop, ils sont comme mes frères, je connais leur plan et je les vois venir à cent bornes. Pareil pour les rebeu – en plus il n’y a jamais d’avenir avec eux, parce que beaucoup de mes potes m’ont bien expliqué que jusqu’à la trentaine ils « s’amusent gentiment », après quoi ils se marieront avec une musulmane vierge. Je n’ai rien contre les chinois ni pour (bien que généralement je n’ai aucune attirance pour eux), je n’ai rien contre les métisses ni pour (bien que je les assimile à mes frères blacks que je connais tant), j’aime les mecs « typés. » La peau mat, quoi. J’ai tendance à craquer pour les bruns aux yeux bleux, y’a quelques années c’était les blonds aux yeux verts. Enfin bref, à la question « pourquoi je rencontre pas des hommes comme ça moi? » La réponse est nette : ces mecs-là ils recherchent des filles partantes pour des plans chauds sans soucis. Les mecs les plus canons avec qui j’ai pu flirté étaient comme ça. Ce superbe coureur-cycliste est comme ça. En fait, quand t’es une fille moyennement jolie, que tout le monde pense que t’es supra-sérieuse, et que personne n’imagine à quel point tu peux être délurée, hé ben tu rencontres des gens moyennements beaux, que tout le monde pense plus ou moins sérieux et dont personne n’imagine la perversité intérieure. Les apparences m’arrangent plutôt pas mal, parce que depuis que je sais que je peux rencontrer ce type de mec grâce à l’escorting, je suis ravie.Mais l’apparence ne fait pas tout – j’ai besoin de rire, j’ai besoin de séduire, j’ai besoin de rêver.

Je ne suis pas la femme d’un homme.

Je sais que je vais surement encore briser le coeur de mon actuel PA, mais bon dans mes projets dois partir dans quelques mois, quitter la ville, faire mes folies ailleurs et revenir (ou pas) quand j’aurai exploré cette partie fofolle de moi. Je ne veux pas d’une vie monotone et routinière, me lever un matin et me dire que toute ma vie j’ai fait des trucs chiants et je n’ai jamais pris le risque de la vivre à fond. Je me fiche pour l’instant des regrets éventuels, j’ai envie d’aller à la rencontre de mes désirs – et si je peux être plus ou moins bien payée pour ça, alors pourquoi pas. Je vis d’indépendance. J’ai envie de tout goûter, de tout tester. La vie est trop courte… C’est mon leitmotiv, ça. Il faut se lever le matin et se dire que l’on vit pour ne rien regretter, on peut mourir d’une voiture qui ne freine pas, d’une maladie rare, d’amour. Croquer la vie à pleines dents. Accrocher ses rêves aux étoiles. Mon mot à moi : vise la lune, parce que même si tu ne l’atteinds pas, au moins tu retomberas parmit les étoiles. Trop de choses à vivre, tant de personnes à rencontrer et tellement d’amour à donner.

Tendres baisers, Chacha.

Publié dans:Non classé |on 9 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

Plan à trois et autres banalités de la vie d’une escort girl (le jour où ça devient banal j’arrête.)

« Que se passe-t-il ? Rien, une douleur éternelle que je ne partagerai qu’avec le ciel. » Ou bien sur ce blog. Enfin question douleur éternelle, faudra repasser.

A. a rappelé aujourd’hui. J’ai pas répondu à son texto d’hier qui me demandait comment ça allait si mes vacances s’étaient bien passées, si mon amie serait partante. Au téléphone, j’ai fait comme si j’avais pas compris le plan « amie partante. » J’ai dit que je n’avais pas d’amie dans le genre, mais que je pouvais aussi bien contacter une fille qui faisait la même activité que moi. Il a dit ok, pourquoi pas. Je compte bien ajouter un petit extra pour ce service… Et m’éclater. Etre payée pour avoir du fun, c’est le pied :)

Plus tard dans la journée, E. a appelé, pas le E. qui n’a même pas pris le soin d’annuler le rendez-vous lundi dernier; E. qui rappelle depuis près d’un mois pour savoir quand je suis dispo, et à qui je répète toujours que je n’accepte pas les rendez-vous de dernière minute. E. a donc rappelé hier soir. Il me dit « vous êtes plutôt anale ou vaginale? », rapport à ce que je lui ait dit au tout début, que j’étais plutot anale. J’ia répondu « plutôt les deux », parce que depuis que je rencontre des hommes de quarante ans plutot bien fait j’ai tendance à croire les deux – bien que au fond, je sois totalement plus anale. Il a dit « ah oui c’est rare que les femmes soient plutôt anale », comme s’il était sûre que j’allais dire anale et qu’il avait prévu la réponse. Ca prouve bien que je l’ai marqué. Aujourd’hui, il m’appelle en fin de matinée, est-ce que je suis disponible pour qu’on se voit, non il faut prendre un rendez-vous un jour à l’avance, non mais c’est pas pour faire la bagatelle, même avec un rendez-vous pris un jour à l’avance il n’y a pas forcément la bagatelle. Je lui dit que c’est une question d’éthique. Il dit que c’est très bien, que c’est plus organisé comme ça. J’acquiesce et je raccroche – il est sensé rappeler.

Je ne compte plus les rendez-vous de dernière minutes que j’ai découragé. J’imagine que les filles qui les acceptent gagnent beaucoup, beaucoup plus. Mais pour moi, ça signifie trop que je vais coucher tout de suite, et c’est tout simplement hors de question. J’aime apprendre à connaître mes clients, je ne pourrai pas faire l’amour avec quelqu’un qui est bête comme ses pieds et qui de surcroît ne me plais pas. J’ai besoin d’un peu des deux, d’un peu d’humour et d’intelligence, d’un peu d’attirance, et le reste c’est la magie du moment qui s’en charge. J’aime croire que je suis une magicienne des relations humaines :)

En début de soirée, V. se connecte enfin. Je lui fait un coucou, on papote. Je lui dit que je vais surement faire l’amour avec un homme et une femme. Il m’a dit qu’il serait bien partant pour le faire avec deux filles, si j’avais une amie qui faisait ça. Je lui ait dit quoi, je pensais que tu m’aimais bien mais bien sûr comme tous les autres il n’aimait que mes magnifiques fesses. Je lui ai dit que je plaisantais. Il a dit, mais non tu sais que c’est toi, quand est-ce qu’on se marie? On a rit par écran interposé. Il a finit par m’appeler, il m’a dit que finalement, comme moi, il aimerait bien qu’on se voit au moins une autre fois avant de voir si on fait ce plan avec une autre fille. J’ai sourit et j’ai raccroché. Il voudrait qu’on se voit demain soir, mais hé, j’ai dit pas avant deux semaines il y a une semaine. Et si je n’écoute pas ce que les autres disent, j’écoute au moins ce que je dis. Au moins, c’est dit.

Donc voilà… Dans quelques jours mon premier plan à trois. Wow. Le truc que je redoute parcontre, c’est de contacter une escort girl de la ville et de lui demander si elle serait intéressée. J’ai toujours fantasmé sur le fait d’avoir une amie escort girl, je veux dire, partager les numéro de clients, renvoyer les clients qui ne me plaisent pas ou qui souhaiterait un service que je ne veux pas vers elle, se raconter un peu tout, un peu une collègue, mais tellement plus. D’abord parce que notre occupation n’est pas commune, ensuite parce que quand on en parle faut y mettre les formes… ou non. Et c’est ça le fun, j’aimerais savoir comment on en parle entre filles, ce qu’il y a à dire, je sais ou pense savoir ce qu’il y a à omettre, mais peut-être qu’on peut tout se dire. Mais bon voilà, je crains aussi toutes ces fausses amies, toutes ces filles qui te font une sale répute pour garder un client, toutes ces filles que tu ne peux pas croire parce qu’elles pensent uniquement à leurs business, au fric, aux fringues de marques, aux sacs de luxe… Je crois que je ne suis pas comme 99% des escorts girl, un client me l’a dit l’autre fois( mais peut-être n’est-il tombé que sur des escort vénales – enfin marrantes et courtoises, masi vénales.) Mon approche semble être tellement plus différente. Je voudrais, je ne sais pas, trouver une escort girl qui partage la même éthique, ce soucis de connaître le client, de rire avec lui, de ne pas trop aller à l’inconnu pour quelques billets. Peut-être que je dramatise après tout, et que le 1% restant sera là. Peut-être qu’on est 99% à penser comme ça, ou au moins 60%. Je ne sais pas. Je verrai bien. Je vais essayer d’en trouver une qui a à peu près mon age, à peu près mon état d’esprit, qui a ce que j’aimerai avoir chez une fille – quitte à faire l’amour avec elle, autant qu’elle me plaise. Je n’ai pas spécialement de fantasme lesbien à vrai dire, mais il parait qu’une grande majorité des escorts, en tout cas il parait que celles qui réussissent dans cette occupation (avec des clients fidèles et des tarifs horaires au-dessus de la moyenne) découvrent qu’elles sont bisexuelles. Je n’ai rien contre faire l’amour, rien pour non plus. Tout ce que je sais c’est qu’il me faut au moins un homme, un vrai. :D

Attendons de voir la suite.

Croise les doigts pour moi, mon nom c’est Chacha.

Publié dans:Coup de coeur, Non classé |on 8 novembre, 2007 |2 Commentaires »

Ca ressemble à un plan foireux, ça marche comme un plan foireux, ça sent le plan foireux… Mais ça fonctionne. Et ça a un nom : la Méthode Chacha.

Comme dit dans les posts précédents, le Pharmacien (enfin il travaille dans l’industrie pharmaceutique) m’a rappelé hier matin cinq minutes après que j’ai allumé mon portable – quelle chance, le bougre – et a confirmé pour aujourd’hui, à la première heure. Ca, c’est pour planter le décor.

Hier soir, l’ ex PA (passé récemment PA deuxième du nom après un échange de baisers dignes de ce nom) est passé à la maison. On s’est posés devant la télé, on a rit, on s’est chambré. Le PA premier du nom me bippe de temps en temps, je réponds par des chuchotements et puis j’éteinds le portable. Là, le second PA tire la tronche et je le vois bien mais il ne dit pas un mot. Plus tard, il admettra qu’il trouve bizarre le pote qui m’appelle tout le temps, que ça le fait un peu chier. Je lui demande de ne pas me saouler, que j’ai dit que je voulais etre indépendante. Sa conclusion « tu sais ce que tu fais. » Bien dit, l’ami.

Sur le chemin du retour (vers l’arrêt de bus) le second PA me dit qu’une personne chère qu’il a perdu lui manque, que certaines personnes dans sa famille ne m’aiment pas. Ces personnes-là ne m’aimaient pas même quand j’étais avec lui depuis longtemps, je devrai m’en foutre, mais ça me fait chier, parce que le PA les aime. Ils sont mi-cool mi-chiant avec lui, mais c’est sa famille. Je voudrais, je sais pas, qu’ils m’aiment, je voudrais faire la petite fille gentille, qui fait à manger, qui fait du jardinage, qui range sa chambre tous les jours, fait son lit tous les matins, mène une petite vie parfaite et… parfaitement chiante. Au fond, je sais que je les emmerde profondément (n’allez pas le répeter au second PA - ah et ne lui dites pas qu’il est second non plus), mais merde quoi, c’est la famille à mon second PA, qui a été le seul et l’unique pendant près d’un an. Je ne sais pas vous, mais moi j’aimerai leur plaire. J’aimerai ne signifie pas que je ferai un quelconque effort pour ce faire, j’ai bien d’autres chats à fouetter. Par exemple, mener une double vie d’escort girl. Et ça, ça ne requiert pas de talents culinaires, de goût pour le jardinage, de pulsions pour le rangement et encore moins d’envies de faire son lit au carré tous les matins. C’est tellement plus excitant que ça. Pff, je veux dire, on vit en moyenne 80 ans, on passe des années à dormir, des années à travailler, des années à étudier et à apprendre. Quand est-ce qu’on s’éclate ? Quand est-ce qu’on prend le temps de s’explorer ? Quand est-ce qu’on rêve ? Ma réponse : c’est maintenant ou jamais.

J’ai rappelé le PA premier du nom en rentrant à la maison (de l’arrêt à chez moi.) Je lui ai parlé de ces petits soucis que j’ai avec le PA second du nom (en feignant que c’était dans le passé), il m’a supporté, il a été gégé pour me remonter le moral. On a discuté un peu, et puis j’ai profité de l’occasion où il parlait d’une fille qu’il avait trouvé jolie pour lui dire que nous deux, de toutes les façons, ça n’avait pas d’avenir, ou alors dans un futur lointain (au-delà de 3 ans.) Il a dit non, dit pas ça, tu fais chier. Il a dit moi tu sais les autres filles je les regarde, mais c’est toi que je veux, toujours, tout le temps. Je lui ait dit que je ne comptais plus aller le voir si souvent, que de toutes les façons ça saoulait à force les plans de la mort pour se voir, que si on était destinés, on se retrouverais dans quelques années mais que pour l’instant, c’était vraiment fini. Dix minutes plus tard, on se disait qu’on s’aimait. Le truc, c’est que cette relation est finie, on le sait tous les deux, c’est juste que ça fait chier de pas rompre à cause d’une raison plus valable que la distance. On s’est dit grosso modo que même si on a des relations respectives, si on se retrouve de temps en temps, on se remet ensemble le temps qui nous sera imparti. On s’est dit qu’on sera toujours là l’un pour l’autre si l’un veut raconter à l’autre ses déboires amoureux. Il m’a dit qu’il aimerait bien que je lui raconte ce que je deviens, qu’on s’appelle toujours, tout ça. Evidemment, on s’appelera toujours, ce mec est vraiment chou. Ses je t’aime se transforment lentement de déclaration d’amour à déclaration d’amitié – pas sûr que ça soit pareil du côté du gus. Mais bon voilà, Chacha est en train d’effacer la place de premier du nom au PA. Ca va pleurer dans les chaumières :D

J’ai donc finit la conversation avec le PA à environ trois plombes du mat. « Génial. Et il est à quelle heure ton rendez-vous demain la miss ? Demain, tu veux dire dans quelques heures ! »(pensées intérieures à ce moment-là.) Ca me laissait le choix : dormir (donc bien) et être grognon (donc mal), pas dormir (donc pas bien) et être toujours d’une humeur que je qualifierai de correcte (donc ouais, bof, bien quoi.) J’ai opté pour la deuxième solution. J’ai passé le temps entre des jeux sur le PC, la musique et l’écriture de cette nouvelle que je suis sensée finir avant mon prochain anniversaire (c’est bientôt merde) et envoyer à des maisons d’éditions – je dis ça chaque année depuis mes quinze ans. Primo j’écris beaucoup moins que lorsque j’avais quinze ans, deuzio c’est des sujets hautement plus trash. Faut vraiment que je me motive à le faire, ça sera une case en plus à cocher sur mes résolutions des dernières années (si j’en ai jamais eu… et tenu une seule.) Fin bref.

L’heure du rendez-vous arrive. Vérifie si tout est ok. Portefeuille ok. Epilation ok. Parfum ok. Lentilles pas ok. Quoi lentilles pas ok ? PAS DE LENTILLES ? MERDE ! J’ai fouillé partout, j’ai trouvé que dalle. Bon, va au rendez-vous avec tes lunettes, ça peut être trippant le côté petite étudiante. J’ai checké le reste et tout était ok. Prête et même archi-prête, je me dirige vers l’arrêt de bus, qui ne passe que dix minutes plus tard. Ballotée d’un bus à un autre, d’un tram à un autre, je regarde ma ville qui s’éveille. Je veux dire, je ne me lève quasiment jamais avant 9 heures et je reste tard dans mon lit, je n’ai pas ou rarement vu l’image d’une ville qui s’éveille un mardi matin en période de vacances. Je regarde du coin de l’oeil toutes ces vies qui défilent devant moi, tous ces visages, toutes ces personnes qui vont au travail et entament le fameux métro-boulot-dodo. Je me dis, comme je suis loin d’eux. Je me dis, et si ils savaient ? De jour en jour un écart se creuse entre moi et le commun des mortels, le commun des mortels et moi. J’admire cette fille qui fume sa clope devant ce magasin de jeans chic, elle est habillée de façon très tendance et se tient comme les mannequins que l’on voit dans les vitrines des magasins de fringues à la mode. J’admire cette black à l’arrêt suivant, le même style de fringues, assez élancée, avec un air d’étudiante pressée. Je me demande à chaque fois que je croise le regard de quelqu’un, qu’est-ce qu’il pense en ce moment, qu’est-ce qu’il penserait de mon activité, qu’est-ce qu’il pensera s’il sait, un jour. Au fond je m’en fous, je sais que c’est juste pour passer les minutes. Un jour, j’avais dit à probablement mon premier amour, P., que j’aimerais être invisible et me glisser dans la vie de ces milliers de gens que l’on frôle sans jamais connaître, que l’on croise sans jamais échanger un mot, que l’on cotoîe sans jamais leur prêter attention. Je lui ai dit, tu sais j’aimerais tellement les suivre partout, savoir ce qu’ils font ce soir, qui ils sont, ce qu’ils veulent plus tard, connaître leur vie quoi. P. a répondu qu’il n’avait pas envie du tout d’être monsieur-tout-le-monde, qu’il avait suffisament de soucis dans sa propre vie. Je suis ok avec lui, chacun a son lot de souffrances, mais merde, je parlais pas du tout de ça du schnok – je parlais, comme approuva quelques années plus tard l’actuel PA deuxième du nom, de cette sensation de rentrer dans la vie de quelqu’un sans rien changer, sans rien détruire. Un fantasme qui doit être liée au fait que j’adore écrire des nouvelles et pour leur donner de l’épaisseur littéraire je surcharge avec les détails pris dans le quotidien. Je voudrais vraiment pouvoir voir sans être vu. Voir sans être vu ? C’est pas le slogan d’un club spécial exhib/voyeur ? Ce doit être « voir et être vu. » Bon Chacha, t’arrêtes de parler de fesses, maintenant ! Bon, d’accoooord.

Avec le temps, j’ai appris à voir les gens d’une troisième manière. Je veux dire, il y a ceux dont tu te demandes ce qu’ils vont faire ce soir à 20h50 quand toi tu seras en face de la Trilogie (voir paragraphe ci-dessus), il y a ceux que tu notes quand ils passent en coup de vent à côté de toi (beau ? normal ? bof ? – pour mes supers potes S. et B. aka mister Lova and mister Lova bis niveau « femelles » ça doit être : bonne ? baisable ? même après une cuite ? ) et puis il y a ceux qui te font répondre par « oh oui certainement ! » ou « il ne peut pas mais il devrait vraiment ! » ou encore « non c’est plutôt lui qui taxe ! » à la question « et lui, il paie pour coucher? » Je trouve ça plutôt marrant d’avoir toutes ces pensées en moi pendant mon trajet, ça m’évite de penser que je stresse toujours un peu avant les rendez-vous, que je suis légèrement en retard, que mon cycle n’est pas finit et que je risque de tout faire foirer avec ça. Il appelle deux fois, on se retrouve vite sur le parking de l’hôtel – plutôt motel / cheap (pfff… mais je me dis qu’il ne réserve que pour deux heures avant de quitter la ville, donc je l’excuse), où, frigorifiée, je lui demande d’aller réserver une chambre pour qu’on monte vite se réchauffer.

On parlera environ une heure de ce qu’il fait dans la vie, de faits divers, il a beaucoup d’idées, on en a la plupart en commun, tout va bien. Au bout d’une heure, il regarde sa montre, genre bon euh c’est bien beau de parler… J’ai trouvé ça un peu déplacé, même si on on n’était pas là non plus pour faire la conversation, y’a mieux comme gestuelle pour dire que le show must go on (ou plutôt « start and go on. ») Petit tour dans la salle de bain. OU EST LE GANT ? Ah merde, il est coincé dans le sac dans la pièce d’à côté – ou carrément à l’apparte. Bon, petite toilette rapide et retour attendu et remarqué dans la chambre. Il est allongé et me demande « alors… maintenant qu’on a bien parlé… on fait quoi ? » La réponse est arrivée bien assez vite :)

Ca a dûré environ une demi-heure, et il trace de cyle, il n’y a point eu (sûrement parce que c’est l’avant avant dernier jour et grâce à la toilette rapide j’ai pu rattraper le coup.) C’était wow wow et triple wow. J’avais jamais testé, vous savez cette position ou vous avez les jambes autour du cou de votre partenaire… ? Hé ben, c’est tout simplement jouissif. Et mon dieu, qu’il est bien fait :P Comme quoi quand on a la quarantaine, rien n’est perdu (et je confirme, rien du tout.) C’était un peu hard, il aime les mots crus, les insultes, je suis venue assez rapidement, il est venu au-dessus de moi. Il prend une douche rapide, on papote la demi-heure restante sur mes expériences d’escort girl et plein d’autre sujets. De temps en temps il me caresse le nez affectueusement et me fait un grand sourire. Je suis toujours honnête dans mon discours, j’omet « simplement » les histoires où je pourrai avoir un mauvais rôle ou bien où j’aurai à trop dévoiler mon intimité avec un client – ça, ça ne regarde que ce client et moi. Je dis que je suis très sélective, rapport aux hommes que je rencontre, que je fais attention mais que je veux vivre à cent à l’heure et ne rien regretter. Je dis que mon but c’est de rencontrer des gens qui ne se prennent pas la tête, que je revois certains clients qui l’ont bien compris de temps à autre. Il me dit que d’ailleurs, il repasse à la fin du mois, alors si je suis ok il m’appelle comme toujours quelques jours avant, un jour avant et confirme une heure avant le rendez-vous. Je lui dit que logiquement je suis tout à fait disponible. On se dit qu’on est contents de s’être rencontrés, parce que le délire dans lequel on est peut choquer certaines personnes, ou sans aller jusqu’à les choquer, peuvent les dépasser – ses ex ne comprennaient pas son penchant pour le hard. Il me dit qu’il est content que contrairement à 99% des filles, je pense que c’est possible d’avoir des relations purement pour le plaisir et pas toujours sujettes à des sentiments et à des relations longues. J’ai sourit, il m’a caressé le nez une dernière fois. Un dernier coup d’oeil à sa montre et nous voilà en train de nous faire la bise sur le parking de l’hôtel. Goodbye my lover… et tout le toutim. Là, je réalise que je ne connais même pas son prénom et j’ai honte :$ Mais bon, pas longtemps.

En rentrant, le PA premier du nom (futur ex-PA) me bippe. On papote. Je commence à m’endormir dans le bus, à ne plus l’entendre, à cligner des yeux, à me forcer de faire gaffe à l’arrêt. J’ai déjà dormit deux fois dans un bus – quand on revient de soirées arrosées vous savez… Je ne suis jamais saoule ou quoi que ce soit – je trouve ça tellement inélégant et vulgaire une femme ivre. Non, j’étais juste fatiguée pour info. D’ailleurs, en parlant de femmes ivres, ce c… de S. m’a dit l’autre fois « je suis dégoutée on n’a eu qu’un viol et trois suicides à la fête annuelle du coin ! » Moi, choquée, je ne trouve pas les mots. Sûrement pour me remonter le moral il me dit « non mais en plus la fille elle s’est foutue à poil en pleine rue, elle s’est fait tringler par trois camionneurs bien montés si tu vois ce que je veux dire – du coin, hein, c’est normal on est tous comme ça là-bas – et le lendemain matin elle a voulu porter plainte ! » J’ai haussé les épaules et conclut avec philosophie : « c’est ce qu’on appelle une consentante repentie. » On a explosé de rires. Ce mec, je l’adore.

Et là, retour au bercail. Ca va faire bientôt 24 heures que j’ai pas dormi. Enfin par là, vu que je me tape toujours des siestes vers les 20 heures, tout ça (la fille super trash - c’est les vacances quoi, merdeuh.) Bon, je fais deux-trois trucs et je m’assoupis, sûrement dans les bras du PA second du nom (qui va passer premier du nom bientôt – c’est très clair tout ça, je trouve, perso) vu qu’il passe dans l’après-m’.

Chacha, pour vous servir.

Publié dans:Non classé |on 6 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

Leçon N°1 : Ne jamais composer de numéro de téléphone avant midi.

Hier soir, discussion tardive sur l’oreiller avec le PA (au téléphone.) On raccroche en se disant que je l’appelle dès que je me réveille, histoire que ça fasse comme si on s’était endormit ensemble et réveillé ensemble. Onze heure sonne, je me lève, composition du numéro.

« Coucou ma petite Chacha, tu vas bien ? »

Oh putain, putain, putain, putain. J’ai composé le numéro de V. ! J’essaie d’expliquer pourquoi, je l’ai vu connecté quelques secondes sur la messagerie instantanée et du coup j’ai dû penser à lui et du coup j’ai dû l’appeler. Mon cerveau a une mise en marche vraiment foireuse, pas assez rapide, pas assez efficace.

« Euh ouais mais je m’attendais pas à ce que ça soit toi à vrai dire… »

Je lui ai expliqué le délire romantique dans lequel j’étais, avec ce type avec qui je flirte. Ca ne sert à rien de lui mentir, de toutes les façons il était en train de manger vu qu’il part en rendez-vous sportif cet après-m’ (il gère une équipe de foot), il m’a dit en se foutant de moi désolé que tu sois tombé sur moi, il m’a fait plein de bisous, a insisté pour que je vienne ce soir même si je n’appelais qu’une heure avant. Vu comment la fille est calée dans son pieu entre les coussins et les couettes en ce moment, ça m’étonnerait qu’elle se bouge les fesses. Mais ça fait plaisir de savoir que V. est toujours opé, et que V. est toujours aussi chou.

Du coup, je rappele le vrai PA. Et lui parcontre, il décroche pas. Comme quoi…

Hier, l’ex PA est revenu à la maison. Ma mère lui donne des cours pour qu’il réussisse son année, une espèce d’amitié s’est crée entre eux – en presque un an, c’est normal. Je sais pas si j’ai déjà dit, mais l’ex PA c’est le mari, le beau-frère, le père, le gendre idéal. Il est courtois, aux petits soins, tendre et toujours prêt à aider. Mais l’ex PA était chiant à mourir, à m’étouffer de son amour, à vouloir me voir tous les jours, à faire son jaloux à cause du moindre texto et du moindre appel… Bref, après trois heures de boulot intense, il vient s’installer devant la télé, on discute, on se chatouille, mes soeurs qui l’adorent arrivent et papotent avec lui. Très vite, je ressens les mêmes choses que j’ai ressenti il y a quelques mois dans ce même salon. Il me prend dans ses bras trois fois – je ne bouge pas. Il me fait un bisou dans le cou et tend sa joue à deux reprises pour que je lui en fasse. On dirait, je sais pas, qu’il a mûrit. Il s’en va, et je regrette qu’il n’ait pas essayé de réellement m’embrasser. Je me rappelle ce texto qu’il m’a envoyé, la dernière fois qu’on s’est vus et qu’il m’a dit qu’il avait une copine, il disait qu’il était bien content de m’avoir vu parce que je ne changerai jamais, qu’il était content de constater que maintenant il n’était plus du tout amoureux de moi, que si je le voulais, on pouvait rester amis. Ca m’avait un peu blasé, j’avais l’impression d’être la pire des garces – alors que chacun sait qu’il y a pire que Chacha. Mais bon, ça n’en restait pas moins le texto d’un ex à une ex. J’ai rappelé le PA pour lui en parler et je suis passé à autre chose.

Dans la soirée, je l’ai rappelé. J’avais envie de lui parler, de lui dire que j’avais passé un bon moment. Je l’ai blâmé de ne pas m’avoir envoyé un pauvre texto, il dit qu’en plus il en a envoyé à beaucoup de monde mais en pensant à moi. Je l’ai traité d’enfoiré, on a rit. Il m’a dit que pour le texto, c’était juste histoire de faire le mec qui s’en foutait de moi, mais qu’il n’avait jamais réussi à m’oublier malgré ses tentatives, qu’on était quand même bien ensemble. Il a sorti deux-trois anecdotes liées à notre relation passée et j’ai éclaté de rire. Une chose à noter : je n’ai jamais retrouvé cette même complicité avec le PA. Le PA a tendance à faire le mec sérieux, à rigoler de blagues plus ou moins sensées. Moi j’aime bien rire de tout, et surtout d’un rien, et c’est seulement avec l’ex PA j’ai pu atteindre ce niveau-là de connexion. On discute, il me dit qu’il en a marre de sa PA actuelle, qu’il ne pense qu’à moi, qu’il a même rêvé une fois que j’étais enceinte et qu’on me fouillait dans un magasin pour savoir si je n’avais rien volé et qu’il s’insurgeait contre la sécurité « une femme enceinte quand même ! » – je l’ai remercié pour ces rêves ou je me fais traiter de voleuse, on a rit. Il a dit qu’il avait vraiment changé, et je le sens. Cependant je l’ai avertit : je suis totalement indépendante. Je ne veux pas qu’on me saoule dans une relation où on va se voir tous les jours, on va jouer les possessifs, on va s’envoyer un texto rituel… horreur… Je veux une relation sans prise de tête. Il a dit qu’avec le basket et tout ça, de toutes les façons il aura pas le temps. Et en plus, il y a beaucoup de choses qu’il regrette dans notre relation, parfois il admet avoir agit comme un gamin et est content quand même qu’on ait rompu, ça lui a permit d’évoluer. Ce mec, il est trop sincère. Et c’est vraiment bon de sentir que c’est reparti pour un tour – moins intense, c’est sûr, mais un tour quand même.

Alors voilà, il y a trois hommes dans ma tête et dans mon coeur. V., mon chouchou, c’était mon premier vrai client et sans vraiment faire gaffe il m’arrive de penser à lui – je zappe assez facilement, de toutes les façons même si j’ai énormément d’affinités avec lui, ce ne sera jamais qu’un client. Mon PA, que j’adore, mais bon faut se rendre à l’évidence, il est loin et je vais pas me taper des centaines de bornes chaque week-end ou chaque vacances pour qu’on se voit – pour l’instant notre relation est gentillette, sans prise de tête, c’est du quasi-finit mais on y croit encore, phase de transition quoi. Advienne que pourra. Mon ex PA, qui risque de passer PA deuxième du nom (ou premier s’il excelle en la matière) qui revient à la charge, tire et marque des points. Dans quelques heures, il sera à nouveau dans mon salon.

Changement de sujet radical : hier matin, le Pharmacien a rappelé et a confirmé pour ce mardi. J’attends toujours la confirmation de E. pour demain après-midi, quoi qu’il a prévenu qu’il appellerait lundi en fin de matinée. J’espère que d’ici-là, mon cycle sera finit, sinon de toutes les façons j’ai lu sur les forums d’escort girl qu’il y avait toujours quelque chose à faire. C’est marrant parce que j’ai toujours considéré mon cycle comme quelque chose d’un peu répugnant, meme si rien dans l’éducation que l’on m’a donné ne porte à le croire ; ça doit être l’idée du sang. Mon ex PA et moi on n’a jamais évoqué le sujet, puisque je n’ai fait ma première fois véritablement devant qu’avec le PA. Lui, ça ne le dérange pas le moins du monde, ça ne lui fait ni chaud, ni froid. Je pensais que ça répugnait tous les mecs en général, mais au vu de mes relations passées, ils ont tendance à être plutôt compréhensifs dans le genre, à ne pas insister quand ils voient que ça nous gêne, à montrer qu’ils s’en « carent » complètement (c’est le PA qui m’a sorti ça une fois… Il a de ces expressions, ce mec. Evidemment, je l’ai chambré et maintenant il a tendance à avoir des tournures relativement normales :D )

Des fois, quand je suis avec l’ex PA ou des amis auxquels je tiens réellement, des amis très proches qui sont supposés avoir tout su de moi à une période de ma vie qui n’est pas si lointaine (quelques mois tout au plus), je me dis wow, et s’ils savaient ? Et si un jour, ils découvrent tout ? Je me dis arrête tout, va faire ça dans une autre ville, loin, très loin, et revient quand tu seras satisfaite. Mais non, j’ai pas envie de quitter ma ville, je ne regrette rien. Quand j’étais avec l’ex PA, qui est comme je l’ai dit l’homme de ma vie (et non de mes rêves, bien qu’il soit très chou j’opte pour la formule Tyson Beckford), je voulais déjà cette vie je dirais de « fou », à cent à l’heure, rencontrer des personnes intéressantes, avec des possibilités de revenus intéressants, tout ça. J’avais déjà commencé les cams, mais je rêvais à l’escorting – de loin. Ma première vraie expérience avec V. m’a confirmé que c’était une occupation pour moi, que je devais au moins la tester pour un temps. Jusque là ça m’amuse, je m’éclate vraiment, chaque nouvelle rencontre est une nouvelle histoire à écrire. Et puis je pense qu’avoir d’autres partenaires avant le mariage, c’est très bien, je veux dire, au moins tu sais à quoi t’en tenir :P Cependant, je ne sais pas si j’assumerai que le fait que je sois escort girl soit révélé. Beaucoup me tourneraient le dos je pense, beaucoup se moqueraient de moi dans mon dos et feindraient les amis fidèles devant moi, beaucoup de faux-cul. Des fois je me dis, et si tu as la chance de devenir un personnage publique ? Vu les fouille-merde que peuvent être les journalistes, tu devras soit assumer d’être un jour démasqué et perdre ton crédit, soit toujours refuser ces places honorifiques et passer à côté de tes rêves. Quand on commence l’escorting, on fait des choix de vie : la discrétion en est la plus importante. Ce qui veut dire que tu renonces à être un personnage publique, du moins un personnage publique « sérieux » (ce qui exclut d’emblée les télé-réalités et tout le toutim.) Il faudrait que je retrouve ce questionnaire dont je parlais l’autre fois, et que je réponde posément à chaque réponse. Je sais que globalement, j’ai de quoi assumer et même très bien vivre le fait que j’excerce cette activité. Il faut juste rester vigilante à ne pas être trop attirée par les gains, à toujours suivre la même procédure et le même niveau de sélection concernant l’accptation des rendez-vous avec les clients, à toujours me remettre en question et me souvenir pourquoi j’ai choisit cette occupation.

Ah là là, Chacha, dans quoi tu t’embarques ? Le Bus Magique… pour l’amour. Le hic, c’est qu’il faut que je choisisse mon arrêt.

Publié dans:Coup de coeur, Non classé |on 4 novembre, 2007 |1 Commentaire »
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