Chacha est un cadeau… de luxe (si si, c’est bien le titre !)

Jeudi matin je glande sur la messagerie instantanée – ça fait comme qui dirait un bail que je ne l’ai pas fait. Je pense à V., et je lui dit « coucou » et il me répond qu’il est sur le point d’aller en réunion que non, ça ne va pas trop en ce moment, qu’il me rappelle plus tard. Je dis ok et l’embrasse et raccroche.

Dix minutes plus tard le téléphone sonne. (Je remarque d’ailleurs qu’il sonne de plus en plus ces derniers temps alors que je ne suis que moyennement satisfaite du site web que j’ai crée par moi-même.) Je décroche en pensant que c’est V. et c’est… un client potentiel à qui j’explique ma démarche. Je ne prend même pas la peine de noter les informations, il y en a tellement peu qui prennent la peine de rappeler et de confirmer que les seuls qui le font vraiment je m’en souvient d’instinct. Enfin bref… j’explique et je raccroche. Je sais, je devrai vraiment me faire un cahier où tout noter et blablabla – mais c’est vraiment trop chiant, faut mé pardonner (à dire avec l’accent africain.)

 Dix minutes plus tard, le téléphone sonne. Je décroche en pensant que c’est V. et c’est… un client potentiel. Un mec d’une trentaine d’années qui est entrepreneur sur la capitale et qui voudrait faire une surprise à son pote footballeur qui vit sur la ville. Il m’explique que son pote est très porté sur les blacks et que vu ce qu’on lui a dit de moi et la façon dont on m’a recommandé, il s’imagine que je suis belle et sexy et que en gros, je vais faire l’affaire. Moi, super sur le cul avec un gros sourire aux lèvres (ce qui vous le noterez, requiert une grande agilité), je demande des détails, qui m’a recommandé, où, quand, comment, avec qui… Il me dit que c’est un contact rapport à son boulot, un homme fort sympathique qui était accompagné d’une fille super mignone que lui et son pote (le même à qui je suis sensée faire une surprise) se sont fait à tour de rôle parce la demoiselle en question refusait un plan à trois. Il me demande comme ça, entre deux phrases, si éventuellement je fais ça. Je réponds de façon plus soft « et comment l’ami! » Et mon sourire atteint peut-être mes oreilles à cet instant là. Il me décrit son pote – bon c’est la description d’un ami par un ami, donc c’est un mec sportif (j’ai dit « endurant ? » et j’ai pouffé de rire de façon sexy), plutôt mignon, partant pour les plans sexe sympa, bien monté (en insistant sur le fait que ladite demoiselle avait eu l’air étonné qu’il soit « aussi en forme » – le problème avec ce genre de racontards c’est que c’est vérifiable à l’oeil nu…mdr…on verra ça. L’experte Chacha va vérifier ça!) Il n’arrête pas de répéter qu’il ne s’imaginait pas que la conversation serait aussi agréable (qu’est-ce qu’il croit, que je mords par combiné opposé?), qu’il s’imaginait que je donnerai mon tarif de but en blanc, et que ça serait tout. D’ailleurs, niveau tarif, je vais juste doubler le nouveau tarif d’une heure (parce qu’ils sont deux) et ça sera pour la nuit – il me dit que je suis adorable (en même temps, ça va quoi… je vais réaliser l’un de mes plus gros fantasmes avec deux mecs super mignons et très sportifs… un petit tarif amical s’impose…) Il me demande ce que je pourrai faire comme plan pour que son pote reste vraiment sur le cul et ne comprenne rien à ce qui lui arrive avant bien sûr qu’il se réveille (lui et autre chose…) et passe à l’action avec nous. Je lui soumet un scénario qui lui plaît bien, il me soumet le sien qui me plaît bien  Je remarque que le mec est tout excité au téléphone, pas tout excité genre gros porc lubrique, mais genre le mec enthousiaste sur la planète Enthousiasme. Il me dit qu’il faudrait qu’on déjeune ensemble sur la capitale en début de semaine prochaine, histoire de voir comment on pourrait organiser tout ça. Il me dit que jusque là, tout est ok pour lui, qu’il est même dix fois plus excité que ce qu’il pensait. Et moi donc… Je perds un plan à trois avec mister A. (hors de question que je revois un trou du schmoll pareil) mais j’en gagne un avec deux mecs super cools. Ah et au fait, je pense sérieusement que c’est grâce à T. Je savais que ce mec était génial et qu’il m’apporterait beaucoup de bonnes choses. Clients et bons moment j’entends.

J’ai toujours fantasmé sur les trio. Je veux dire, ces relations avec trois personnes, une fille et deux mecs. Je suis restée un peu rêveuse depuis que j’ai vu ce clip un peu house/dance il y a quelques années avec deux potes et une nana qui partent en virée, dorment dans une chambre sans y être invités etc. J’ai toujours voulu trouver des potes comme ça, tout au long de mon adolescence. Un peu un trio à la Dawson aussi (avec lui Joey et Pacey -oui bon on y a tous jetés un coup d’oeil un jour ou l’autre.) Une espèce de relation infernale où ceux qui semblent gagner regrettent toujours un peu que la situation inverse ne se soit pas réalisée etc. J’aime bien en général les histoires qui ne finissent ni mal ni bien, où les héros s’en sortent mais avec des blessures (morales ou physique à vie.) Ca aide à pallier de la frustration d’une fin totalement heureuse ou totalement chaotique. Et donc voilà… J’imagine déjà comment ça va être… Et mon dieu, que j’ai de l’imagination :)

J’ai reçu un mail il y a quelques jours du mec dont je ne connais pas le prénom (ce n’est pas M. – le M. dont je parlais est en fait un parfumeur qui n’a pas mieux trouvé que de se passer un film porno en fond sonor pendant qu’on discutait. C’est vrai qu’il n’avait pas l’air du tout d’être un gros porc au téléphone, mais bon quand même il aurait pu baisser le son ! Je veux dire, c’est le genre de mecs qui voyage dans le monde entier et qui est pas foutu d’être un peu raffiné! J’imagine qu’il a dû booker un rendez-vous pour la semaine prochaine mais vu que je n’ai pas noté et que c’est à eux de confirmer, je ne me fais pas de soucis. Soit il rappelle, soit il ne rappelle pas – m’en tape le complètement le coquillard.) Bref, ce type avec qui j’avais passé un bon moment dans un hôtel cheap (j’ai d’ailleurs remarqué que ça me gêne plus de crier dans un hôtel de standing - où on est moins susceptible de m’entendre – que dans un hôtel cheap – où, comme dirait le comique, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres) et qui aime les insultes et les mots crus. Il m’a laissé un message disant qu’il ne peut plus attendre de me voir, j’ai renvoyé un message disant que moi non plus, que je suis très excitée à l’idée que l’on se retrouve. Deux jours plus tard, grosse suprise : dans le mail, il me dit de mettre une jupe moulante, des bas et des talons. En gros, l’image de la prostituée de base vient se caler au fond de ma mémoire. Il m’enverra un mail deux jours plus tard pour me demander si tout va bien, si j’ai bien reçu son mail, etc. Je n’ai aps répondu. Jusqu’à aujourd’hui je me suis dit que je n’allais pas y aller, aprce que je ne suis pa sune vulgaire prostituée, que si c’est ça qui l’intéresse, il n’a qu’à aller les voir. Et puis au final, je ne sais pas, je me suis faite à l’idée. Je me suis dit que ce n’était qu’un jeu de rôle, où de toutes les façons je ne virerai pas trash et j’ajouterai au contraire une jolie note de classe. Je mettrai ma petite jupe qui a fait que l’ex PA tombe fou de moi (jupe dont je ne soupçonnais pas le pouvoir érotique), et V. succombe. Je mettrai un truc sexy et chaud en haut – parce qu’avec les bas, c’est pas pour dire, mais on se gèle les miches. Et puis avec ça mon manteau classe et trendy, qui porté avec le reste donne une impression classe, et ôté révèle la vraie Chacha qui est en moi…

Et donc quelques minutes plus tard, V. appelle. Là, c’est plus grave… Il me dit qu’il n’est pas super au top niveau forme en ce moment, que depuis qu’il a viré l’entraîneur de l’équipe il reçoit des menaces etc… Je me dis pas cool. Finalement il part se reposer ailleurs, je sors quelques vannes, je lui raconte l’appel que j’ai reçu, je fais tout pour lui changer les idées. Je l’engueule même un peu de ne pas m’avoir appelé, invoquant le très reconnu réflexe numéro de Chacha quand ça va mal. Il rit, il me chambre un peu, je lui dit dommage qu’il parte si vite, parce que j’aurais voulu passer ce soir. Il réfléchit cinq minutes, et ça me fait plaisir parce qu’il pense à comment, par A plus B, on pourrait arranger ça. Au final bien sûr, je n’irai pas de toutes les façons, j’ai vraiment envie qu’il se repose, et de le revoir en forme. Mon petit V. chéri, j’espère de tout mon coeur que ça ira mieux pour lui (j’espère ça à tout le monde mais mon chouchou, c’est mon chouchou, merde!) En raccrochant il m’a dit merci, et il avait l’air moins triste. J’était contente…

Autre chose, vu qu’on est au rayon mise à jour, à propos du PA et de l’ex PA. Tout le monde sait que le PA était l’ancien l’ex PA et que l’ex PA était anciennement le PA. Si vous ne savez pas… Tant pis pour vous (ou relisez les posts précédents – TOUS les posts précédents parce que c’est une longue histoire, et ceux qui la connaissent vous le diront LOL!) Enfin bref… Et donc un soir, l’ex PA m’appelle et me dit quelque chose comme « euh… tu vas pas être contente. » Je crois que si on annonçait les guerres mondiales de cette manière, les gens les prendraient plus à la cool. Moi, catastrophée « QUOI ? » Et là, c’est pas loin du drame… Il m’apprend que quelqu’un que je déteste dans sa famille a lu tous ce qu’on avait pu s’échanger, textos, lettres, conversations sur la messagerie instantanée… Je m’emporte, je lui dis ce que je pense de cette personne, je lui dit que je ne veux rien avoir avec quelqu’un à qui je confie tout et dont n’importe qui peut lire mes confessions, que je ne veux pas lui parler tant qu’il n’aura pas raisonné cette personne. Il me dit que ça ne sert à rien, qu’il connait bien cette personne, qu’elle ne changera pas de toutes les façons. Je lui ait dit alors adieu. Il m’a dit non mais reste, je lui en parlerai quand elle m’en donnera l’occasion. J’ai dit oui, alors rappelle moi dans deux ans – et même alors je doute qu’elle t’ait donné l’occasion. On raccroche. Deux jours plus tard il m’appelle… J’hésite… Je réponds. Il me dit qu’il a parlé à la personne en question, que cette personne est maintenant consciente du mal qu’elle a fait – mais ne veux pas l’admettre. J’ai trouvé ça tellement chou. Tellement mignon… Quand je pense à la véhémence qu’il a mit à dire non qu’il ne le fera pas, que ça ne servirait à rien, je suis vraiment sur le postérieur qu’il l’ait finalement fait… Et je trouve que c’est une vraie preuve de son amour… On s’appelle toujours mais c’est toujours plus espacé; faut dire, j’ai beaucoup (mieux) à faire.

Côté PA c’est la routine qui s’installe et qui me saoule – je ne répond pas à son texto du jour, je zappe ses appels trois fois sur quatre, je dors quand ça lui arrive de passer. J’ai pas envie d’avoir un mec fixe… Désolée. Je pensais que ça serait sympa de repartir comme avant mais en fait c’est juste plus chiant. Et Noel qui approche, et les cadeaux à faire, et le budget à préparer, et les bonnes résolutions et… la grosse dinde.

Après quelque hésitation je ne sortirai ni jeu de mot ni blague déplacée sur le fait de fourrer une dinde avec de la farce, ce ne serait pas de mon niveau (mais dieu que j’en ai envie…)

« Fais-toi fourrer toi-même! » Chacha, éternelle gamine.

Publié dans : Coup de coeur, Non classé |le 17 novembre, 2007 |Pas de Commentaires »

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