Bringing sexy back… Ou comment dire « a plus tard dans la journée » et revenir trois jours plus tard avec classe et sérieux. By Chacha.

Finalement, j’aime bien ma tête. Je vous avais dit – trois jours et c’est bon. En fait le truc c’est qu’il fallait que je remette un peu de touffe par ici et un peu moins par là – enfin secret d’une beauty queen quoi (comment elle se la pète – hé ouais, hé ouais.) Bref, de retour, je sais que derrière votre petit écran vous souriez – je vous ai manqué, hein ? Pas moi. Trève de plaisanteries sérieuses (« mitow tow » – saïan supa crew.) Trop de choses à raconter, et elles sont tellement barbantes que je ne sais pas par quoi commencer… Je plaisante, bien sûr.

Il y a deux jours, J. m’appelle. Il est médecin et sera la ville de temps en temps, peut-être deux fois par mois et s’arrêtera dans cet hôtel de standing en plein centre ville. Il aimerait qu’on se voit mais ne connaît pas trop les alentours, comment on fait, comment ça se passe ? Je lui explique ma démarche, il dit que c’est très bien comme ça. Je le préviens qu’il faut me rappeler une journée à l’avance - et il a tout suivit à la lettre. Quand tout se déroule de cette façons, ça a tendance à me donner le smile pour la journée.

Malheureusement, il y a des gros lourds pour te l’enlever.

Devinez qui m’appelle vers onze heures le même matin ? Je vous le donne en mille… A. Et blabla que je viens de me lever en pensant à toi et blabla que ta voix sensuelle m’excite et blabla qu’on pourrait faire un site ensemble -tu rêves – t’as une tête de premier de la classe et tu te la joues lover – le genre à qui tu dis non et qui revient à la charge parce qu’il s’imagine avoir un quelconque charme. C’est pas possible la voix de crooner que le gus peut prendre, en revenant à ses fameux « mmm oui c’est bien excitant. » Il a même dépassé les bornes des limites le Maurice : je lui parlais de mon choix sur l’autre escort en lui expliquant qu’elle devrait de toutes les façons me plaire un peu et il a dit « oui c’est sûr on peut faire se plan là…hehe…mais aussi de splans nous deux genre… je sais pas… un petit plan au téléphone, ça te dit » PUTAIN! PUTAIN! ET TRIPLE PUTAIN ! Je ne suis PAS un numéro de téléphone rose – encore un qui me gonfle comme ça et je change de numéro ET je le met sur liste noire ! Non mais je rêve ! Il est pas sensé avoir une copine ? Il est pas sensé être le mec super sérieux ? Je dis « euh non je suis en train de bosser… » Le mec : « ok je comprends… » (cinq minutes plus tard:) « Mmmm ta voix m’excite bien… là je pense à toi. » Non seulement en général je suis payée pour des dials hots, mais en plus j’ai le privilège de me contenter de la voix de mes interlocuteurs – parce que quand je sais que c’est des gros relous dans la vie de tous les jours ça me coupe tout de suite l’appétit si vous voyez ce que je veux dire. Quand j’ai vu que le mec était ultra lourd sur le plan de la lourdeur, j’ai raccroché rapido et éteind le portable. Dieu bénisse la touche pour raccrocher sur mon téléphone portable.

Il a laissé un message deux-trois minutes plus tard disant avec sa voix de petit pervers en devenir qui ne comprends pas quand on dit non  »bon ben…on a été coupé…ben…j’espère que tu vas bien réviser à très vite. » On a été coupé : tu t’es pas rendu compte que t’étais lourd ? A très vite : compte là-dessus et bois de l’eau fraîche (:D citation du père de Daria, l’épisode « au feu! ») Le pire c’est que le mec est tellement sur trou du schmoll land que je doute qu’il se rende compte qu’il apparaît comme un gros porc en manque en agissant de la sorte et qu’il a été super lourd. J’arrive pas à croire qu’il s’imagine que parce que l’on a à peu près le même âge on va faire des cams GRATUITES ensemble en mode voyeur, on va faire des séances photos ensemble (à revendre 50/50 bien sûûûûûr), on va faire un site ensemble ! NON MAIS JE REVE! Il s’imagine quoi ? Il est tellement loin de ressembler à un appolon (mais alors tellement… quel look et quelle tête de premier de la classe – rien à voir avec les étalons « de base » des films – en amateur ok mais je ne suis pas du tout pour ce genre de plan.) Et puis créer mon site ? Mais bien sûr – je préfère prendre un professionel qui taxe des tarifs raisonnable rapport qualité/prix qu’un pauvre type en manque qui va prendre toutes les infos sur ma vraie vie et faire du chantage pour avoir trois minutes par jour de téléphone rose gratuit. ENCORE UN qui s’imagine que je fais ça gratuit – ok j’aime le sexe mais avec des mecs partants pas avec des mecs en manque ! Je pourrai m’offrir à un mec qui est courtois, qui me fait rire, qui a une voix plus ou moins suave, un savoir plus ou moins riche (un minimum quand même) – pourvu qu’il y ait ce petit feeling entre nous. Mais alors A., dans la catégorie sale petit con qui se prend pour un beau gosse et qui n’a absolument rien pour le justifier, c’est un champion du monde (et pour que je parle de lui comme ça, Dieu sait que sa façon d’agir est insupportable et inadmissible.)

Donc mardi matin j’ai vu J. Premier rendez vous, on s’assoit à la terrasse d’un café où je ne m’étais jamais attardé mais devant lequel je passechaque fois que je vais dans le centre ville. Le barmaid (plutôt bof) arrive rapidement, il commande un café, je dis « la même chose » (j’aime ces petits clichés de la vie de tous les jours qui ne signifient rien pour la plupart des gens mais sont pour moi, je ne sais pas, un peu de romantisme – c’est fou à dire, mais j’adore tout ce qui nous rapporte à notre vie routinière, à notre petit train-train quotidien. J’adore ça, parce que paradoxalement en prononçant ces mots-clichés je suis en train d’excercer l’activité la moins sujette à la monotonie. Je crois que c’est l’écart qui en découle que j’aime.) On discute art, Spinoza, Platon, philosophie. Il me dit qu’il est médecin mais que sa passion pour la pharmacie lui permet d’être consultant pour l’industrie pharmaceutique aussi. Quand je lui dit que dans la famille on a aussi des médecins, il devient plus attentif à mes propos. Je ne sais pas, pour les personnes en générale, afrique et escort girl riment souvent avec pauvreté et sécheresse; je ne suis ni pauvre, ni assoifée. Il se verse sûrement plus de champe dans ma coupe que dans celle d’un français moyen. Maintenant je ne renie pas mes racines, c’est sûr il y a la pauvreté – mais il faut arrêter de généraliser… De toutes les façons, comme je le répète à qui veut l’entendre (alors ouvrez vos mirettes) la vraie richesse réside dans les valeurs qu’on a. J’ai été dans un vrai lycée de fils à Papas, et malgré leurs sac Chanel et leurs montre Dior, je savais que je valais cent fois plus qu’eux. Tout simplement parce que j’avais des valeurs (comme l’intégrité, la charité, la diplomatie, l’humilité et j’en passe. On devrait les mettre en vente pour certain. Oui oui, sur Ebay, parfaitement.)

On parle beaucoup, et avec passion, de nos lectures, je note qu’il me demande ce que je lis en ce moment (je répondrai le Portrait de Dorian Gray en VO – et dire que c’était vrai… il y a un an ou deux – bouquin que je devrai finir d’ailleurs), il revient sur ce que je dis, me conseille de lire tel ou tel bouquin, me confesse qu’il voudrait vivre de ce qu’il écrit mais plaisante en disant que la médecine ça paie mieux, qu’il n’est pas très sûr de vouloir faire ce choix parce que c’est risqué. Je remarque que quand il rit ou quand il veut enrichir mes propos, il pose sa main sur mes jambes croisées. Oh et sûrement parce que j’ai des comptables dans la famille, je remarque qu’il demande une facture pour les cafés (il paie pour moi – je n’ai pensé qu’après coup que j’aurai pu, au moins par politesse, demander à payer. Mais j’étais trop prise par la conversation – et de toutes les façons ce n’aurait fait qu’un échange de plus de « mais non je t’en prie. » Donc c’est ok.) Une heure et demi plus tard on se quitte, rendez-vous dans l’après midi devant son hôtel. 

J’arrive un peu à la bourre – et oh mon dieu l’hôtel est bondé. Il doit y avoir une espèce de réunion dans le coin, parce que toute l’équipe est au complet, de la secrétaire au DRH – et moi qui lui ait dit de venir me chercher en bas… Petit moment d’hésitation pour se faire la bise, on monte dans la chambre, on parle de la réunion qu’il a eu entre temps, de mes cours, de la ville… On monte dans l’ascenseur, et on continue ce jeu de rôle récurrent où l’escort girl fait semblant d’être l’amie, la petite amie ou la connaissance du client. La chambre est au bout du couloir – il met cinq minutes à faire accepter la carte.

A l’intérieur, c’est tout simplement magnifique – ce que l’on peut attendre d’une chambre d’hôtel de standing. En fait, c’est vraiment la première fois que je me retrouve dans un hôtel comme celui-ci, et j’adore ça. On s’assoit dans l’espace en face du lit et il ouvre le mini bar et me verse un peu de Coca. J’enlève mes talons et mes bas lentement, je le vois me scruter du coin de l’oeil. A un moment, il me demande mes tarifs, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïtés il ajoute. J’apprécie – car je me sentais tellement bien avec lui que je n’y aurait pas pensé moi-même. Je dis ce que je demandais au tout début, et je le vois garder quelques billets – je me mords la lèvre et me dit mince, ça fait trois jours que tu te dis que tu demandera la nouvelle somme et tu fais du discount. Au final, j’ai toujours peur d’être trop cheap ou trop chère. Mon but à moi c’est de les revoir souvent, pas de les taxer un max une fois et puis ciao à jamais… Non. On papote encore un peu, je glisse comme ça dans la conversation que j’ai appris que ma fac faisait grève (alors que je n’en suis pas sûre) et il a dit « ah si je comprends bien il n’y aurait pas de soucis pour qu’on se voit demain? » Un sourire a dû s’arracher de mes lèvres à ce moment là. Très surprise, j’ai du bredouiller quelque chose – je ne m’attendais même pas à le revoir si vite. Ensuite, il vient vers moi, me caresse, me déshabille et m’embrasse… Ce fût un moment très tendre, très sensuel, loin de ce que je m’attendais d’un médecin grisonnant.  Je me rends compte qu’en fait, j’avais tort. Je me disais qu’en fait, plus les hommes font des études longues, plus ils sont nuls au pieu. C’est que j’avais entendu ma grande soeur et sa meilleure amie (de l’époque) dire une fois et quelque part c’était resté en moi. Avec la rencontre de V. qui n’a pas fait tant d’études que ça mais qui est comme qui dirait un athlète de bon niveau et l’expérience de P. qui est comme qui dirait éliminé dès le premier tour, j’avais eu cette espèce de petite confirmation. Alors quand il m’a dit qu’il avait fait à peu près douze ans d’études, je suis devenue un peu sceptique. Je veux dire… douze ans, wow. Et au pieu… ça doit pas être wow. Et en fait non, c’était vraiment très bien.

J’ai aussi fait attention au fait que les hommes agés de 35 ans et plus savent faire ce qu’un client qui m’a appelé dernièrement appelle « la transition. » Ils savent clore la partie discussion sans trop de dégâts et enclencher la partie fun avec douceur. Pendant qu’il le fait, il me parle de cette escort girl qu’il a connu il y a cinq ans qui a la même nationalité que moi, et qui n’excerce plus cette activité mais avec qui il est resté en très bon termes. Je sourit. A l’intérieur de moi, je repense à ces dizaines de blogs et de témoignages d’escort girl spécifiant qu’elles n’acceptaient que « les hommes distingués âgés de plus de 35 ans. » Avec le temps, je comprends pourquoi. Et d’une certaine manière, je commence à mettre ça aussi en place. C’est normal de toutes les façons - à moins qu’ils aient hérités ou qu’ils fassent un métier plus ou moins tranquillou millou, les mecs de moins de 35 ans, je dirais de moins de 30 ans, ont tendance à galérer pour se faire des sous. Du coup, quand il s’agit de lâcher à une escort girl quelques centaines d’euro dûrement gagnés pour quoi, quelques minutes de plaisir, ça commence à les titiller par ici ou par là. Je dis toujours très directement au téléphone que mes tarifs ne sont pas négociables. Je screene les mecs de moins de 25 ans et j’ai même récemment majoré mes tarifs de quelques dizaines d’euro, histoire d’atteindre la bonne clientèle. J’en n’ai marre des petites racailles à deux balles qui m’appellent pour savoir si je peux pas leur faire un tarif spécial comme ils sont jeunes comme moi – marre, marre, marre. Y’en a même un (pas une racaille mais un type de moins de 25 ans, qui je me rapelle avait prétendu être sorti avec une escort girl quelques mois plus tôt PENDANT qu’elle faisait cette occupation) qui m’a dit un jour « ça doit vous faire plaisir quand vous avez affaire à un jeune, non? Non parce que ma copine ça lui faisait plaisir… » Oui ben si elle couche avec des vieux dégueulasse pour quelques poignées de billets, c’est son problème – pas le mien. Je ne considère pas mes clients comme cela – pour moi ce sont des hommes respectables qui ont envie d’un peu de fun dans leurs vies, si il m’arrive d’avoir des aventures avec eux c’est parce que je l’ai choisit et pas parce que derrière je dois payer un loyer ou quoi que ce soit! Alors qu’ils aient 25 ans ou plus, peu m’importe. D’ailleurs, les jeunes, ils me respectent moyen en me demandant un tarif… Bref. La seule chose de bien quand c’est un mec assez jeune, c’est que ça passe mieux pour faire comme si j’étais sa petite amie, niveau rencontres. Mais au final, il y aura toujours des vieux qui feront jeunes (et cons.) et des jeunes qui feront vieux (et fous.) C’était ma conclusion.

On a fait un petit break… Il me caresse encore, me dit que je suis belle et douce, me regarde droit dans les yeux, m’embrasse. Je lui demande pourquoi c’est mois spécialement qu’il a appelé, il me dit qu’il a aimé mon message sur le répondeur, qu’il fonctionne au feeling, qu’il savait que ça allait bien se passer. Il me dit qu’il lui est arrivé une fois de se tromper et qu’en voyant la fille, il lui avait remit l’argent prévu et c’était excusé (et était parti.) Je me suis dit intérieurement, wow, c’est vraiment un gentleman. Il me dit aussi que de manière générale, il aime les jeunes filles. Je me dis que c’est sûrement le fait d’en fréquenter quelques-unes (beaucoup?) qui lui a évité d’être un trou du schmoll au pieu. On s’embrasse par-ci par-là, allongés sur le lit. On reparle d’art, on approfondi ce qu’on a dit le matin. Et puis les caresses recommencent, les baisers, les mots doux glissés au creux de l’oreille… Il jouit contre ma jambe droite, et je prête attention au fait que les hommes poussent toujours des petits bruits – ou plutôt, un grand soulagement. On dirait – je ne sais pas, c’est entre la frustration de ne pas donner plus et le plaisir de venir. J. est venu assez vite la première fois… la seconde contre ma jambe. Après ça, il réintroduit doucement la réunion qui l’attend, ce collègue qui va surement patienter un peu mais bon ce n’est pas grave puisque ce ne sont que les derniers détails. Je file dans la salle de bains, me rhabille. Je le vois me regarder m’affairer du coin de l’oeil, il dit que ce fut un oment très agréable, et me demande si ça m’arrive de faire des nuits, je bredouille que oui (alors que non), combien je prends quand ça arrive, je dis que je n’y ait pas vraiment réfléchit, il acquiesce silencieusement. Pour être honnête j’ai trouvé le « deuxième round » plutôt chiant-chiant mais en général c’était vraiment très bien. Je me glisse sur la pointe des pieds et l’embrasse une dernière fois. Il y a un couple de québécois devant l’ascenseur, et leur accent me fait sourire. Je recrevrai deux textos de lui dans la soirée et deux la journée suivante. C’est une des soirées comme je les aime, la journée s’est bien passée, j’ai fait une rencontre géniale et j’ai eu du bon temps.

Elle est pas belle la vie ? Signé Chacha.

Publié dans : Non classé |le 15 novembre, 2007 |1 Commentaire »

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1 Commentaire Commenter.

  1. le 25 novembre, 2007 à 21:14 bastistouze écrit:

    Article bien sympa :)

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