Archive pour novembre, 2007

Monsieur Bacon conduit un taxi.

Le hic, c’est que mardi c’est jour de grève. Et c’est le big bordel.

Evidemment, faut que j’appelle un taxi, j’en choisit un qui est affiché dans les liens commerciaux du moteur de recherche. Je me dis « bon allez, la dernière fois tu l’as appelé pour rien et tu lui as donné de faux espoirs, rattrape toi! » Le mec est trivial, genre c’est Dédé au bout du fil « comment vous reconnaître ? Bon déshabillez vous j’arrive! (rires gras.) » Je me dis qu’à la limite, je vais bien me fendre la poire avec un comique pareil au volant. La voiture arrive, et quand je rentre je ressens un vif haut-le-coeur – le type est gros, donc ça doit être une odeur de sueur et de je-ne-sais-quoi fort désagréable ma foi. Je remercie Dieu d’avoir inventé le parfum et fourre mon nez dans le col de mon manteau, ne sortant la tête de ma forteresse que pour répondre de façon laconique au Bacon ambulant derrière le volant. Et quel Bacon.

Il me dit qu’il a déposé une Malgache avant moi, s’excuse de ne pas être arrivé à temps mais « une bonne femme » roulait à vingt à l’heure. Il me dit qu’il a été patron de trois agence de voyage pendant près de quinze ans, a toujours des anecdotes sur tout et surtout rien, trouve que c’est dommage d’avoir plus de boulot à cause de ces « gauchistes » qui font grève. « Putaing ils en branlent pas une et ils font la grève putaing! » Très fin, vraiment. Et avec ça une odeur… Et donc Monsieur Bacon blablate pendant trois cents ans. Sur son fils de 12 ans qui fait dans le mètre soixante-dix, sur sa femme qui est métisée viet’ et indienne qui est l’anti-thèse de l’asiatique sympa (puisqu’ils sont divorcés), me raconte qu’il a eu une petite amie originaire du même pays que moi qui a réussi à venir en France sans son aide et est allée le voir un jour à son agence avec le mec qui finalement l’a fait venir, ira même jusqu’à me dire (« c’est entre nous hein! ») qu’il dit souvent à son fils « heureusement que je t’ai fait sinon tu serais tout noir, mais c’est une plaisanterie, hein ? Entre nous, hein? » Ben voyons, Dédé. Des gros cons, ça court les rues, mais alors lui s’il vous plait, donnez lui la palme d’or.

Déjà, quand quelqu’un parle mal d’une autre personne dans son dos, demandez-vous ce qu’elle dit de vous (et peut-être à cette autre personne?) quand vous n’êtes pas là. Ensuite, la blague sur les blacks, désolé mais c’est raciste à mort, il n’y a pas de blague ou quoi que ce soit, je ne rigole pas avec les inconnus. Enfin, il y a beaucoup de raisons quand un couple divorce, et mon dieu avec lui la mauvaise odeur doit être devenu un motif légitime. De temps en temps il m’a vraiment fait rire mais c’était surtout de sa connerie, de son racisme profond qu’il cache mal, de sa stratégie marketing hypra lourde, vue et revue mais jamais corrigée (« moi vous savez ça me fait pas plaisir d’avoir plus de sous les jours de grève! » ; « à votre convenance, si vous êtes satisfait de mes compétences vous me rappelez! » ; feint qu’il est hyper busy et quand il sait que je ne vais rester qu’une heure là où je vais annule tous ses rendez-vous en prétextant qu’il ne pourra pas les assurer et qu’il aime être à l’heure – alors qu’en vérité c’est juste parce qu’il sait qu’il y a moyen de se faire de l’argent sans trop se fatiguer sur ma poire en très peu de temps) En gros, il  a la finesse de Jean-Claude de Caméra Café, le discours d’un raciste en mal de vivre, l’odeur d’un fauve et la carure de Dédé le cammionneur. C’est un bon.

Trente ans et cinquante euro plus tard, j’arrive devant l’hôtel. Derrière la porte, c’est un type qui a dans les quarante balais, des fossettes marquées (ce qui lui donne un côté très séduisant) et un sourire sympa. Le truc c’est que dans la chambre - ça sent fort. Ouf, quand j’arrive, il sort juste de la douche. C’est con à dire, mais toutes ces histoires d’odeur par rapport à telles ou telles personnes issues de tel ou tel pays me sont revenues à la tête. Depuis le hall jusqu’à la chambre l’odeur du taxi était partie et là, ça sentait vraiment fort. J’ai fait abstraction, on a discuté un peu, on a regardé les news et il me disait qu’il espérait que ça se calme, que sa fille devait prendre un train dans la soirée. Il me dit qu’il est tombé sur mon site assez facilement, qu’il m’a trouvé « bien foutue », qu’il a tapoté sur internet, a pris mon numéro, s’est dit pourquoi pas. De toutes les façons il n’y a pas souvent recours, mais voilà, c’était comme ça. Il a deux entreprises dans le bâtiment et se déplace rarement et comme il passait par là, il a cherché une fille sur la ville – c’est tombé sur moi. Pourquoi moi plutôt qu’une autre ? C’est la bonne question. Les photos étaient attirantes, tout ça… Ensuite, il m’a demandé un massage – sûrement pour faire « la transition. » J’ai dit que je ne savais pas en faire, et puis finalement il s’est allongé sur le dos et j’ai fait du mieux que j’ai pû… Et je crois que c’était très bien comme ça :D

A la fin, il se rhabille en vitesse, on n’a passé qu’une demi-heure ensemble, à cause de l’embouteillage (oui tu parles, surtout de Monsieur Bacon qui en bon stéréotype du taximan de base a dû prendre tout son temps pour faire raquer encore plus) et de ses rendez-vous. Du coup, je lui dit que la moitié de la somme suffira mais il a tenu a payé ce qui convient pour une heure. J’ai sourit. Il me dit en se rhabillant à la hâte (je sens une odeur de transpiration sur ses vêtements) qu’il part pour deux mois en Amérique du Nord, pour un projet rapport à son entreprise. Il me dit peut-être à dans deux mois, si tu fais toujours cette activité. Je pense. Mais je ne sais pas où me méneront ces deux mois-là. Je me dis que sa gentillesse est probablement dûe à ce long départ – ça fait plaisir quand même. Il part à la hâte, me dit que je peux rester dans la chambre si je veux, me demande si je veux garder la chambre pour la nuit – car il n’est même pas sûr de rentrer avant peut-être une heure du mat, voire pas du tout. Je me rhabille, regarde un peu la télé, profite de ces instants de solitude absolue dans un hôtel standard – ceux que j’aime. Monsieur Bacon me bippe et je descends en prenant bien mon temps – on a convenu qu’il repassait me prendre une heure plus tard, pas quarante-cinq minutes plus tard.

J’ai remarqué que de plus en plus, les hommes me laissent un message vocal ou écrit après le rendez-vous. Et durant, ils m’offrent souvent à manger ou à boire, me mettent à l’aise, vont jusqu’à me proposer de garder la chambre pour la nuit (c’est ce que mon rencard qui travaille dans les bijoux fantaisie a fait), parceque du coup ils l’ont payé, et si ça peut m’arranger… Je trouve ça vraiment très gentil. Je me dis que surement les filles qui n’ont pas vraiment d’endroits où dormir, ou bien qui cherchent à s’isoler de temps en temps doivent apprécier – moi ça va, j’ai un toit. Mais j’apprécie le geste.

Sur le chemin du retour, Monsieur Bacon me raconte sa vie version hardcore – non je veux dire, sans arrêt. Et que sa femme a fait ceci, et que son fils a fait ça, et qu’il doit aller fermer le cybercafé qu’il gère en ville. Et mon dieu, ça fouette toujours autant. Je regrette de ne pas avoir pris le numéro d’un autre taxi, nota bene : en enregistrer plusieurs sur mon portable et procéder par élimination. Premier disqualifié : Monsieur Bacon. Cela va de soi. Fin bref. Je finis par m’assoupir parce que j’en ai marre de l’entendre jacasser et me solliciter pour jacasser avec lui – et quand on arrive, je lui demande si on est passé par l’endroit que je vois par la vitre, il bredouille que oui, que c’était juste dans l’autre sens. Ca m’étonnerait gravement, j’ai pas le sens de l’orientation CERTES mais si justement j’ai demandé à ce qu’on atterisse dans ce coin, c’est parce que je savais comment en prenant la MEME route dans le sens inverse on allait arriver. Et au finish, c’est soixante dix euro au compteur. Il me dit qu’il me fait cadeau du tarif de nuit, les 50% qu’il est sensé ajouter en plus. Je gromelle merci. Un connard pareil qui profite des gens assoupis par sa discussion de merde et horrifié par l’odeur de Shrek version gore, ça devrait pas exister. Je tends les billets avec amertume, il en rajoute une couche en me disant qu’il faut que je le rappelle si je sors en boîte, il vaut mieux lui qu’un conducteur bourré. C’est sûr, mais j’ai aussi l’alternative d’un taximan poli, courtois et qui SENT BON. En plus qui ne va pas m’arnaquer – parce que qu’on est parti ça faisait cinquante euro avec des embouteillages monstres et quand on est revenu, sans beaucoup d’embouteillage ça fait soixante-dix keus. Je veux pas dire, mais Monsieur Bacon devait plannifier un bon repas ce soir-là dans son restau favoris (A la Bonne Franquette.) Ravie d’avoir contribué aux frais.

Devant la chambre d’hôtel, le type de l’agence a appelé. Il s’est excusé de ne pas avoir donné de nouvelles plus tôt mais avec les grèves des trains, tout ça, il n’a pas pu. Il a toujours une voix qui est à deux à l’heure. Je réponds rapidement que ce n’est pas grave, parce que de toutes les façons, je ne suis pas intéressé ; il me dit « alors je vous raye. » J’ai dit en riant « oui c’est ça, rayez-moi! » Je ne veux rien à voir à faire avec un proxénète. Fin du chapitre Agences.

J’avais deux jours devant moi de liberté totale, avant que le mec avec l’accent québécois appelle. Entre temps, je me suis souvenue du nom du deuxième appel de samedi soir (il s’appelle E.), et on s’échange toujours des mails. Je pense partir sur la capitale la semaine prochaine, faut juste que je pense à booker un hôtel et que je sois ok avec S. et E. histoire que ça coïncide. J’ai aussi prévu de voir C., ce client webcam que je n’ai pas contacté depuis des mois, qui sait beaucoup de mes délires les plus fous, avec qui je vais surement en réaliser quelques-uns, qui m’a envoyé des fleurs, des chocolats, des toys et de la lingerie, une fois. C’était vraiment hyper romantique et hyper chou. Il n’y a qu’à lui que j’ai pu me confier autant – j’espère que la rencontre ne me (nous) décevra pas… C’est à voir.

Et puis finalement je l’ai rencontré. Et il n’a pas l’accent québécois… mais belge. Eh bah, Chacha, va falloir se déboucher les oreilles, ma petite !

Publié dans:Non classé |on 24 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

Cueille ta vie.

Lundi matin…

Je dors depuis des plombes et je me dis que ça va durer encore quelques années, quand le téléphone vibre. Onze heure du mat, le mec qui a booké pour aujourd’hui confirme. Je commence à faire mon planning de la journée : télé et activités hautement ludiques pendant quelques heures et puis méga préparation. Je fais couler un bain, je sélectionne mes fringues (va falloir faire du shopping, il fait de plus en plus froid…), je me glisse dans l’eau bouillante. Quelques minutes plus tard, je me maquille avec tous les produits, et je me trouve bof au début, et puis un peu jolie à la fin. Petit coup de gloss et c’est parti mon kiki…

A cause du froid hivernale, ça fait quelques rendez-vous où j’accepte de rencontrer directement dans la chambre d’hôtel. J’ai pas envie de me cailler à la terrasse d’un café, ou de m’étouffer  dans un bar enfumé. L’homme qui m’ouvre la porte a la trentaine, peut-être plus proche de la quarantaine, il a les yeux bleux mais un peu rougis par les nuits courtes et un train de vie effréné – est très charmant au demeurant. On discute un peu, il y a le film de Ray Charles à la télé. Il n’est qu’à deux portes de là où j’étais avec D., la dernière fois. Très vite, il s’approche de moi et m’embrasse. C’est le premier client qui prend une douche avec moi avant d’aller plus loin. On passe à l’action… Il est tout simplement très endurant et très bien foutu – c’est le premier client qui a des abdos aussi apparents. Le hic, c’est qu’on dirait qu’il ne se soucie pas de retenir le préservatif à la base avant de se retirer – et j’ai dû faire très attention à ce qu’il ne me pénètre pas sans – en effectuant un mouvement qui me ferait croire qu’il l’ajuste simplement et où en réalité il l’enlèverait.  Je fais tout le temps de faire gaffe, mais là j’étais trois fois plus aux aguets. Et pour cause… Il y a eu des soucis avec la capote. Depuis, tout est rentré dans l’ordre. Mais il faut toujours faire gaffe, maintenir cette pression pour ne pas se laisser aller. Cela pourrait être fatal…

Je m’attendais à ce qu’on reste ensemble une heure, et en fait non, ça a été plutôt deux. Il m’a dit qu’il travaillait dans les bijoux fantaisie, qu’il voyageait souvent depuis plus de dix ans. On a beaucoup discuté des filles qu’il fréquente d’habitude, et il m’a dit que son choix se portait toujours sur les filles « colorées. » Il aime beaucoup les filles d’Amérique latine et d’Afrique. Il trouve que les filles d’Europe de l’Est sont belles - mais fades. Trop froides. Plus tard dans la voiture il me parlera de ce petit branleur qui est son stagiaire – depuis que ce dernier est sorti avec sa première petite amie black, il ne recherche que ça. Ca me fait sourire – c’est comme toutes mes amies qui ne rêvent que de sortir avec des blacks. Je les comprends – moi c’est l’opposé qui m’attire. Je veux dire, ce mélange dans l’intimité et la pénombre d’une chambre, des couleurs et des sens, du noir et du blanc… Enfin, chacun carbure à ce qui lui plaît.

Il me parle de cette brésilienne qui lui a confié qu’un de ces clients était un footballeur assez connu de la ville, qu’il l’avait fait déménager pour qu’elle s’installe près de lui, qu’il était fou d’elle. Ca m’a fait pensé à mon futur plan à trois, et j’ai sourit. J’ai dit que je me fichais un peu que mes clients soient des footballeurs ou non, que ce qui comptait c’était que je me sente bien avec eux. Il a sourit à son tour et il a dit « ça ressemble à un deuxième câlin ça, non? » C’était la première fois que j’appréciais vraiment « l’entre-deux. » Je veux dire, c’était la première fois que ça ne me faisait rien d’autre que du plaisir de l’embrasser, de le caresser, de me blottir contre lui – d’habitude je me demande quand ça va reprendre, je pense à autre chose, je m’assoupis presque. C’était comme si c’était un fuck buddy (*un ami avec qui tu as des relations sexuelles.) Il est plutôt jeune dans sa façon de s’habiller, de parler, d’agir. Du coup forcément, ça rapproche. Il me demande si je fume de l’herbe – je dis non merci. Il m’offre un Ice Tea qu’il ouvre devant moi (je fais gaffe à ce genre de détails) et puis après être passée par la case salle de bain, il propose de me ramener. Dans la voiture, on parle des filles qui couchent à tous les coups avec leurs clients et qui a force, ne respectent plus leurs corps. Les filles qui commencent à se droguer et à méchamment partir en sucette – si je puis dire. Je me dis, alors toutes les fois où les mecs te demandent si tu fumes de la weed c’est simplement pour tester si tu n’es pas une de ces filles trash. Non, je ne fume pas. Non, je ne me drogue pas – ni doucement ni durement. Non, je ne bois dans les verres où il y a des substances dont je n’ai pas vu la préparation. Non, je ne supporte pas plus de deux verres d’alcool – tout simplement parce que je veux être lucide à n’importe quel moment et que je trouve ça horrible toutes ces histoires de viol où les filles n’avaient aucune idées de ce qu’elles faisaient. Je ne dis pas qu’elles sont blâmables – parce que les mecs qui en profitent sont vraiment des pauvres types. Maintenant supposez que le pauvre type était aussi saoul. Donc : il faut être conscient. Je bois jusqu’à me sentir guillerette – mais toujours consciente, et je suis toujours accompagnée de personnes fiables qui font gaffe à moi, comme moi à eux. Dernier baiser dans la voiture et puis on se dit à plus.

Je pense qu’il va rappeler, on a parlé de se taper un trip avec les sex toys. C’est marrant parce que ce mec est séduisant, clean, plutôt friqué… et il va toujours voir des escort girls. Il a deux enfants, il a une femme brésilienne (donc à son goût à mon avis), logiquement c’est tout ce dont il pourrait rêver – mais non. Je pense que c’est l’effet de la quarantaine qui approche. Je pense que c’est parcequ’il aime beaucoup les femmes. Il m’a dit qu’il avait apprécié ma page de présentation, parce que contrairement à d’autres, ça ne « sentait pas l’usine. » Je me suis dit ouf, j’ai pas passé tout ce temps à faire mon site pour rien.

Retour à la casa. Un mec appel en inconnu, rendez-vous le lendemain. Je dis oui, lui demande de rappeler dans la matinée et m’endort rapidement parcequ’il fait presque nuit.

 Attend, c’est pas tout y’a la suite ! Dixit Chacha.

Publié dans:Non classé |on 24 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

Chacha en mode Shopping.

Depuis peu, je dois faire face à un nouveau budget : le shopping. Pas le shopping genre j’achète ce qui me plaît, plutôt le shopping genre j’achète ce qui leur plaît. Effectivement, J2. (le mec dont je ne connaissait pas le nom a confirmé hier matin l’appel – et il s’appelle J. on l’appelera J2 histoire de pas confondre avec le premier J.) m’a demandé de porter des bas et une jupe moulante pour la prochaine fois que l’on se voit. Et le mec trop sexy qui m’a comme qui dirait demandé d’être le « cadeau » de son pote m’a suggéré de porter un petit jean moulant. Donc, vendredi matin, Chacha fait face au froid hivernal pour la bonne cause : le désir du client.

J’ai commencé par chercher des talons pour aller avec la mini et les collants, j’ai regardé un peu partout dans les magasins mais c’était toujours trop ceci ou trop cela – et puis j’ai une paire d’escarpins très sexy et très classe à la maison, je ne vois pas pourquoi je devrai en acheter d’autres. Après ça, j’ai cherché pour la jupe, mais c’était toujours du jean, ou c’était coupé juste au-dessus des genoux (j’aurais voulu plus court) ou les couleurs étaient vraiment hiddeuses. Du coup, par désespoir, je me dirige vers ce magasin que j’ia évité depuis peut-être deux ans qui affichent toujours des prix 5€ pour plus cher qu’ailleurs pour les mêmes articles (parfois cette marge de plus que…le magasin d’à côté.) J’ai le souvenir qu’il y avait toujours quelques articles trash par là, alors je suis rentrée masi vraiment il n’y avait rien de spécial. Ah si, le videur, très fin, qui m’a collé au derche. Je me suis arrêté et l’ai regardé droit dans les yeux – il a fait comme si il ne me filait pas et a continué sa route. Il n’y a que les paysannes sans goût pour voler dans ce magasin - et les gens qui sont deséspérés d’avoir un style un jour. Fin bref. Dernier recours pour trouver la jupe moulante, prendre la direction du palais des petites pisseuses : Jennyfer. (pisseuse : n.f, fille qui écoute Diam’s à fond dans le bus avec sa bande, dit des mots arabes dans ses phrases pour attirer l’attention des jeunes hommes maghrébins et noirs issus de l’immigration, a deux à trois couches de maquillage pour dire qu’elles est une femme, parle fort dans le combiné quand elle discute avec son « keumé » pour bien spécifier qu’il a 10 ans de plus qu’elle et a obtenu le permis B un jour avant, a sur MSN des pseudos avec « so glam » et « so fashion » et se tape littéralement des barres en racontant ses (vieilles) embrouilles (pourries) avec telle fille de telle cité.) Au finish, j’ai abandonné l’idée d’acheter une jupe parmis les trois que j’ai trouvé là-bas, parce qu’elles étaient toutes trop rigides.

Avant de retourner chez moi, je suis allée faire un tour vers Yves Rocher et j’ai acheté ce lait corporel irisé que j’aime tant – ça faisait un moment que je pensais à y aller, mais je n’avais jamais vraiment envie. Après ça, j’ai pensé que ça serait marrant d’aller à Sephora. Je ne sais pas ce qui me prenait, j’était sûrement dans mes bons jours. Faut dire, ça faisait un petit bout de temps que je pensais à prendre mon courage à deux mains et aller voir une conseillère beauté, si il y en avait une dans les parages. Je regarde vite fait les parfums, je continue un peu dans les rayons et tombe sur celui dédié au make-up pour blacks. J’ai toujours trouvé ça con, le maquillage. Et pour peau noir, environ dix fois plus. Pourtant, ma soeur est très portée sur les cosmétiques et j’ai toujours rêvé d’avoir ses dizaines de produit, même si je suis plus pour la défense de la beauté naturelle dans le genre. Mais bon, si je dois être le cadeau d’un beau footballeur bientôt, et même pour les clients en général, je me suis dit que je pouvais bien faire un effort. J’hésite à demander à cette vendeuse un conseil – de toutes les façons elle est vite appelée. Ensuite, une autre vendeuse passe et me demande si tout va bien, en coup de vent. Elle s’imaginait sûrement que je dirai « je regarde merci » (comme on dit souvent en général) parcequ’elle était sur le point de continuer sa route quand je lui ai demandé conseil pour ce gloss avec de la vitamine E de chez Iman. Elle me conseille, teste avec ma peau. Je lui dit qu’en me levant ce matin j’ai trouvé que mes cils n’étaient pas super, elle me conseille un mascara. J’enchaîne avec le fond de teint, je lui confie que je n’ai jamais compris l’intêret, elle me dit que c’est pour unifier le teint et me maquille. Je lui demande conseille pour les produits que je vois sur une pub d’Iman, genre « ce mannequin porte… » J’ai acheté du gloss, du fond de teint, du mascara, du fard à joue et du fard à paupière Iman. A ça, j’ai ajouté du maquillage anit-cerne de chez Black-up et tous les accessoires dont elle s’est servi durant la démonstration. Je me trouvais jolie et fraîche, et elle était vraiment sympa – rien à voir avec les vendeuses snobs et autres coincés du cul que je rencontre dans les rayons. Elle souriait, on plaisantait, une vendeuse est venue pour dire comme quoi elle maquillait bien, que ça mettait vraiment les yeux en valeur – ce que j’en avais à foutre. Ca sentait vraiment le truc marketing. Moi, je me trouvais jolie et bien conseillée, c’est surtout ça qui importait. Passage à la caisse. Elle me dit qu’elle va me chercher quelques cadeaux et sourit à la femme à la caisse, sûrement sa boss… J’ai dépensé le prix d’une PSP à Sephora.

Sur le chemin du retour, je me sens mi-bien, mi-mal. Je suis assez contente d’avoir tout ce make-up et d’être sûre que j’ai prit ce budget pour des mois et des mois mais bon, à ce prix-là, ça fait mal aux fesses quand même. Pour me changer les idées, je décide de faire un stop au KFC. Je suis en train de me demander pour quel menu je vais opter quand le téléphone sonne. Un client potentiel sûrement car le numéro s’affiche mais je ne le connais pas.

« Allô ? »

C’est D. Oui, c’est bien D. A qui je pensais il y a deux ou trois jours en me demandant pourquoi il n’avait jamais rappelé, ce qui s’était passé, ce qui se passait dans sa vie. Le fameux D. qui m’avait laissé en plan pour le ciné. Il est de retour en ville, je lui ai manqué, il a taffé à mort depuis. Je dis ok. Il me dit qu’il aimerait bien qu’on se voit dans un hôtel direct, vu qu’il fait froid en ce moment. Je dis « ah tu veux me voir aujourd’hui? » Il dit oui, pourquoi pas. Je lui dit de rappeler plus tard. De retour chez moi, je me pose devant l’ordi, je mange, je glande. Il rappelle mais j’ai la flegme de me bouger les fesses là, tout de suite, maintenant – c’est aussi pour ça que je refuse les rendez-vous de dernière minute. Il me dit qu’il part réserver une chambre près de l’hôtel où j’ai rencontré J2 la dernière fois, qu’il m’appelle dès qu’il y est. Finalement, je partirais quatre heures plus tard que l’heure prévue – la flegme, et puis vu comment il s’est comporté jusqu’à présent avec moi, il mérite bien ça. Je laisse le téléphone sonner dix huit fois pendant que je suis sous la douche, en train de m’habiller, dans le bus. J’ai envie d’atteindre le nombre d’appels manqués d’affilé record dont les filles parlent dans « bimboland. » Ca m’amuse de lire ses texto paniqués (« tu vas venir? »; « non mais je t’appelle parce que je voulais savoir si tu veux que j’achète quelque chose »…) La dix-neuvième fois je décroche et je confirme que je suis pas loin.

Dans la chambre. On discute de tout et de rien, on zappe les chaînes à la télé, il roule un bédo et me demande si j’ai froid. Je répond oui. Il me demande si je voudrais qu’il me réchauffe, je répond évidemment. « C’est comme si c’était fait! » On est vite passé à l’action…derrière. Il vient très vite. Son portable vibre, il me dit qu’il doit y aller, que ses potes l’attendent pour dîner, que c’est l’anniversaire d’un ami très important et que comme il est de retour ils sont impatient de le voir. Il me laisse toute seule dans la chambre en me disant que son pote passe le prendre en bas de la rue de l’hôtel dans dix minutes. Moi, un peu paniquée, je demande s’il y a quelque chose à rapporter à la réception ou quoi que ce soit, il me dit non, qu’il connaît le gérant de toutes les façons. Je prends mon temps pour me rhabiller, me parfumer et pendant toutes ces longues minutes je me demande si il n’y a pas des types qui vont débarquer dans la chambre, ou quand je serai hors de la chambre, ou quand je serai sur le chemin du retour, ou dans le bus. En fait, je sais bien qu’il ne m’arrivera rien mais c’est quand même flippant. Evidemment, D. ne m’a pas payé, mais j’y suis allée pour le revoir, pour le fun. Il était sensé appeler pour qu’on « se remette ça » hier. Il n’a pas appelé, et de toutes les façons je poserai clairement les conditions s’il le fait un jour. Je l’aime bien et tout ça, mais faut pas pousser Chacha dans les orgies. (J’aime bien l’expression. Et je l’ai trouvé juste en l’instant. Nan, sans déc’. C’est ce qu’on doit appeler avoir un esprit brillant. Pour les conneries, certes, mais brillant quand même.)

Hier, deux appels le soir. Le premier, un type qui a un accent marqué italien. Il m’explique qu’ils sont deux et qu’il voudrait une escort pour ce soir, que son chantier n’est pas loin de la ville et demande si ça serait possible de se voir. Je dis non, que je ne vais jamais aux rendez-vous de dernière minute. Il dit ok mais est-ce que je peux le rediriger vers quelqu’un d’autre. Je prend son mail et lui soumet quelques numéro via MSN. Apparement aucune fille ne répond. Je commence à prendre pitié d’eux, je me dis bon allez, vas-y, même si j’ai dans la tête tous ces stéréotypes sur les mecs des chantiers (alors que la plupart du temps c’est des mecs adorables mais juste un peu bourrins sur les bords) et que je me dis que ça risque à plus de cinquante pourcent d’être un faux plan. Il insiste, donne un prix, après quelques minutes je me dis pourquoi pas – et cède. Il parle de prendre un GPS qu’il peut venir me prendre n’importe où et me demande de trouver l’adresse d’un Formule 1. J’ai horreur de ce type d’hôtel, mais bon c’est bien le genre où j’ai été avec R., et puis ce n’est qu’une soirée comme ça, alors pourquoi pas.

Entre temps le PA m’a demandé si je l’aimais. Je n’ai rien répondu. A un moment, alors que je suis tranquillement en train de ne rien faire de spécial (donc activité très soutenue), il m’appelle deux fois – je ne répond pas – et m’envoie un texto qui me dit qu’il est là. On passe la soirée ensemble et je me retrouve comme qui dirait emmerdée, parce que l’Italien (le bel italien?) doit passer bientôt… Finalement, je m’isole et rappelle le deuxième client et pendant qu’on discute, l’Italien dit qu’il est embêté parceque finalement, sa carte ne peut pas retirer plus qu’une certaine somme qui est au-dessous de ce que j’accepte dès à présent (mais équivalente à mes anciens tarifs.) Je lui dit de laisser tomber, de ne pas se prendre la tête, et il le prend plutôt bien, il me dit qu’il me rappellera si un jour il passe par là. Ouf… Plan avec le PA sauvé.

Le deuxième client, E. est plutôt du type sérieux. La plupart de mes plaisanteries tombent à l’eau et il prend chaque mot avec gravité. Il a 37 ans, habite sur la capitale, n’a pas envie de se prendre la tête et de s’attacher en ce moment. Il a dirigé une filiale dans l’informatique, a visité des pays asiatiques dont il en a retiré une grande leçon de vie. De temps en temps, le dialogue est plutôt inexistant, il parle et j’écoute, je parle il me coupe – il me saoule. En fait, je m’efforce un peu d’apprendre à le connaître, et puis finalement, le feeling se crée, on échange de nombreuses idées et il me dit même que je suis queqlu’un d’agréable au téléphone et si dans la vraie vie c’est pareil, je dois avoir un charme fou. Quand on vous dit des choses comme ça, à part pouffer, que voulez-vous faire… J’ai trouvé ça archi mais alors archi-chou. Je lui demande pourquoi moi, pourquoi une fille qui n’est pas sur sa ville. Il dit qu’il ne sait pas, que dans la page de présentatioin quelque chose dans mon style lui a plu. Qu’il y avait quelque chose d’original, de personel. J’ai sourit. J’ai prit son adresse e-mail et j’étais sensé lui envoyer un mail aujourd’ui – je ne me rappelle pas de son nom. C’est bête ça parcontre…

Et donc voilà, j’ai passé la moitié du week-end avec le PA (c’était assez chiant sur les bords – les activités d’amoureux, c’est sympa mais ça peut être relou) et je suis de retour à glandouille land. Si j’en crois mon planning, j’ai un rendez-vous demain après-midi (à confirmer), un mardi matin (J2), un mardi après-midi (à confirmer), un jeudi dans la journée (un type avec l’accent québécois qui m’a appelé quand j’étais au paradis des pisseuses – je me rappelle qu’il m’a demandé ma nationalité et a dit « hmmm hmmm » quand je lui annoncé – je vois pas en quoi ça va changer le monde. Je me méfie un peu, donc à confirmer…) Je vais sûrement monter sur la capitale pour voir de la famille, faire du shopping, changer ma coupe de cheveux, faire des soins et rencontrer les deux clients potentiels. Planning de fille busy busy. Mais pour l’instant, je glande, je glande.

J’ai pas encore très bien décidé, mais je pense que pour les personnes qui veulent me contacter, je vais faire une adresse spéciale ou quoi. Pas sûre, donc ne m’en voulez pas si je ne répond pas :)

PARIS ME VOILA ! Chacha.

Publié dans:Non classé |on 18 novembre, 2007 |4 Commentaires »

Chacha est un cadeau… de luxe (si si, c’est bien le titre !)

Jeudi matin je glande sur la messagerie instantanée – ça fait comme qui dirait un bail que je ne l’ai pas fait. Je pense à V., et je lui dit « coucou » et il me répond qu’il est sur le point d’aller en réunion que non, ça ne va pas trop en ce moment, qu’il me rappelle plus tard. Je dis ok et l’embrasse et raccroche.

Dix minutes plus tard le téléphone sonne. (Je remarque d’ailleurs qu’il sonne de plus en plus ces derniers temps alors que je ne suis que moyennement satisfaite du site web que j’ai crée par moi-même.) Je décroche en pensant que c’est V. et c’est… un client potentiel à qui j’explique ma démarche. Je ne prend même pas la peine de noter les informations, il y en a tellement peu qui prennent la peine de rappeler et de confirmer que les seuls qui le font vraiment je m’en souvient d’instinct. Enfin bref… j’explique et je raccroche. Je sais, je devrai vraiment me faire un cahier où tout noter et blablabla – mais c’est vraiment trop chiant, faut mé pardonner (à dire avec l’accent africain.)

 Dix minutes plus tard, le téléphone sonne. Je décroche en pensant que c’est V. et c’est… un client potentiel. Un mec d’une trentaine d’années qui est entrepreneur sur la capitale et qui voudrait faire une surprise à son pote footballeur qui vit sur la ville. Il m’explique que son pote est très porté sur les blacks et que vu ce qu’on lui a dit de moi et la façon dont on m’a recommandé, il s’imagine que je suis belle et sexy et que en gros, je vais faire l’affaire. Moi, super sur le cul avec un gros sourire aux lèvres (ce qui vous le noterez, requiert une grande agilité), je demande des détails, qui m’a recommandé, où, quand, comment, avec qui… Il me dit que c’est un contact rapport à son boulot, un homme fort sympathique qui était accompagné d’une fille super mignone que lui et son pote (le même à qui je suis sensée faire une surprise) se sont fait à tour de rôle parce la demoiselle en question refusait un plan à trois. Il me demande comme ça, entre deux phrases, si éventuellement je fais ça. Je réponds de façon plus soft « et comment l’ami! » Et mon sourire atteint peut-être mes oreilles à cet instant là. Il me décrit son pote – bon c’est la description d’un ami par un ami, donc c’est un mec sportif (j’ai dit « endurant ? » et j’ai pouffé de rire de façon sexy), plutôt mignon, partant pour les plans sexe sympa, bien monté (en insistant sur le fait que ladite demoiselle avait eu l’air étonné qu’il soit « aussi en forme » – le problème avec ce genre de racontards c’est que c’est vérifiable à l’oeil nu…mdr…on verra ça. L’experte Chacha va vérifier ça!) Il n’arrête pas de répéter qu’il ne s’imaginait pas que la conversation serait aussi agréable (qu’est-ce qu’il croit, que je mords par combiné opposé?), qu’il s’imaginait que je donnerai mon tarif de but en blanc, et que ça serait tout. D’ailleurs, niveau tarif, je vais juste doubler le nouveau tarif d’une heure (parce qu’ils sont deux) et ça sera pour la nuit – il me dit que je suis adorable (en même temps, ça va quoi… je vais réaliser l’un de mes plus gros fantasmes avec deux mecs super mignons et très sportifs… un petit tarif amical s’impose…) Il me demande ce que je pourrai faire comme plan pour que son pote reste vraiment sur le cul et ne comprenne rien à ce qui lui arrive avant bien sûr qu’il se réveille (lui et autre chose…) et passe à l’action avec nous. Je lui soumet un scénario qui lui plaît bien, il me soumet le sien qui me plaît bien  Je remarque que le mec est tout excité au téléphone, pas tout excité genre gros porc lubrique, mais genre le mec enthousiaste sur la planète Enthousiasme. Il me dit qu’il faudrait qu’on déjeune ensemble sur la capitale en début de semaine prochaine, histoire de voir comment on pourrait organiser tout ça. Il me dit que jusque là, tout est ok pour lui, qu’il est même dix fois plus excité que ce qu’il pensait. Et moi donc… Je perds un plan à trois avec mister A. (hors de question que je revois un trou du schmoll pareil) mais j’en gagne un avec deux mecs super cools. Ah et au fait, je pense sérieusement que c’est grâce à T. Je savais que ce mec était génial et qu’il m’apporterait beaucoup de bonnes choses. Clients et bons moment j’entends.

J’ai toujours fantasmé sur les trio. Je veux dire, ces relations avec trois personnes, une fille et deux mecs. Je suis restée un peu rêveuse depuis que j’ai vu ce clip un peu house/dance il y a quelques années avec deux potes et une nana qui partent en virée, dorment dans une chambre sans y être invités etc. J’ai toujours voulu trouver des potes comme ça, tout au long de mon adolescence. Un peu un trio à la Dawson aussi (avec lui Joey et Pacey -oui bon on y a tous jetés un coup d’oeil un jour ou l’autre.) Une espèce de relation infernale où ceux qui semblent gagner regrettent toujours un peu que la situation inverse ne se soit pas réalisée etc. J’aime bien en général les histoires qui ne finissent ni mal ni bien, où les héros s’en sortent mais avec des blessures (morales ou physique à vie.) Ca aide à pallier de la frustration d’une fin totalement heureuse ou totalement chaotique. Et donc voilà… J’imagine déjà comment ça va être… Et mon dieu, que j’ai de l’imagination :)

J’ai reçu un mail il y a quelques jours du mec dont je ne connais pas le prénom (ce n’est pas M. – le M. dont je parlais est en fait un parfumeur qui n’a pas mieux trouvé que de se passer un film porno en fond sonor pendant qu’on discutait. C’est vrai qu’il n’avait pas l’air du tout d’être un gros porc au téléphone, mais bon quand même il aurait pu baisser le son ! Je veux dire, c’est le genre de mecs qui voyage dans le monde entier et qui est pas foutu d’être un peu raffiné! J’imagine qu’il a dû booker un rendez-vous pour la semaine prochaine mais vu que je n’ai pas noté et que c’est à eux de confirmer, je ne me fais pas de soucis. Soit il rappelle, soit il ne rappelle pas – m’en tape le complètement le coquillard.) Bref, ce type avec qui j’avais passé un bon moment dans un hôtel cheap (j’ai d’ailleurs remarqué que ça me gêne plus de crier dans un hôtel de standing - où on est moins susceptible de m’entendre – que dans un hôtel cheap – où, comme dirait le comique, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres) et qui aime les insultes et les mots crus. Il m’a laissé un message disant qu’il ne peut plus attendre de me voir, j’ai renvoyé un message disant que moi non plus, que je suis très excitée à l’idée que l’on se retrouve. Deux jours plus tard, grosse suprise : dans le mail, il me dit de mettre une jupe moulante, des bas et des talons. En gros, l’image de la prostituée de base vient se caler au fond de ma mémoire. Il m’enverra un mail deux jours plus tard pour me demander si tout va bien, si j’ai bien reçu son mail, etc. Je n’ai aps répondu. Jusqu’à aujourd’hui je me suis dit que je n’allais pas y aller, aprce que je ne suis pa sune vulgaire prostituée, que si c’est ça qui l’intéresse, il n’a qu’à aller les voir. Et puis au final, je ne sais pas, je me suis faite à l’idée. Je me suis dit que ce n’était qu’un jeu de rôle, où de toutes les façons je ne virerai pas trash et j’ajouterai au contraire une jolie note de classe. Je mettrai ma petite jupe qui a fait que l’ex PA tombe fou de moi (jupe dont je ne soupçonnais pas le pouvoir érotique), et V. succombe. Je mettrai un truc sexy et chaud en haut – parce qu’avec les bas, c’est pas pour dire, mais on se gèle les miches. Et puis avec ça mon manteau classe et trendy, qui porté avec le reste donne une impression classe, et ôté révèle la vraie Chacha qui est en moi…

Et donc quelques minutes plus tard, V. appelle. Là, c’est plus grave… Il me dit qu’il n’est pas super au top niveau forme en ce moment, que depuis qu’il a viré l’entraîneur de l’équipe il reçoit des menaces etc… Je me dis pas cool. Finalement il part se reposer ailleurs, je sors quelques vannes, je lui raconte l’appel que j’ai reçu, je fais tout pour lui changer les idées. Je l’engueule même un peu de ne pas m’avoir appelé, invoquant le très reconnu réflexe numéro de Chacha quand ça va mal. Il rit, il me chambre un peu, je lui dit dommage qu’il parte si vite, parce que j’aurais voulu passer ce soir. Il réfléchit cinq minutes, et ça me fait plaisir parce qu’il pense à comment, par A plus B, on pourrait arranger ça. Au final bien sûr, je n’irai pas de toutes les façons, j’ai vraiment envie qu’il se repose, et de le revoir en forme. Mon petit V. chéri, j’espère de tout mon coeur que ça ira mieux pour lui (j’espère ça à tout le monde mais mon chouchou, c’est mon chouchou, merde!) En raccrochant il m’a dit merci, et il avait l’air moins triste. J’était contente…

Autre chose, vu qu’on est au rayon mise à jour, à propos du PA et de l’ex PA. Tout le monde sait que le PA était l’ancien l’ex PA et que l’ex PA était anciennement le PA. Si vous ne savez pas… Tant pis pour vous (ou relisez les posts précédents – TOUS les posts précédents parce que c’est une longue histoire, et ceux qui la connaissent vous le diront LOL!) Enfin bref… Et donc un soir, l’ex PA m’appelle et me dit quelque chose comme « euh… tu vas pas être contente. » Je crois que si on annonçait les guerres mondiales de cette manière, les gens les prendraient plus à la cool. Moi, catastrophée « QUOI ? » Et là, c’est pas loin du drame… Il m’apprend que quelqu’un que je déteste dans sa famille a lu tous ce qu’on avait pu s’échanger, textos, lettres, conversations sur la messagerie instantanée… Je m’emporte, je lui dis ce que je pense de cette personne, je lui dit que je ne veux rien avoir avec quelqu’un à qui je confie tout et dont n’importe qui peut lire mes confessions, que je ne veux pas lui parler tant qu’il n’aura pas raisonné cette personne. Il me dit que ça ne sert à rien, qu’il connait bien cette personne, qu’elle ne changera pas de toutes les façons. Je lui ait dit alors adieu. Il m’a dit non mais reste, je lui en parlerai quand elle m’en donnera l’occasion. J’ai dit oui, alors rappelle moi dans deux ans – et même alors je doute qu’elle t’ait donné l’occasion. On raccroche. Deux jours plus tard il m’appelle… J’hésite… Je réponds. Il me dit qu’il a parlé à la personne en question, que cette personne est maintenant consciente du mal qu’elle a fait – mais ne veux pas l’admettre. J’ai trouvé ça tellement chou. Tellement mignon… Quand je pense à la véhémence qu’il a mit à dire non qu’il ne le fera pas, que ça ne servirait à rien, je suis vraiment sur le postérieur qu’il l’ait finalement fait… Et je trouve que c’est une vraie preuve de son amour… On s’appelle toujours mais c’est toujours plus espacé; faut dire, j’ai beaucoup (mieux) à faire.

Côté PA c’est la routine qui s’installe et qui me saoule – je ne répond pas à son texto du jour, je zappe ses appels trois fois sur quatre, je dors quand ça lui arrive de passer. J’ai pas envie d’avoir un mec fixe… Désolée. Je pensais que ça serait sympa de repartir comme avant mais en fait c’est juste plus chiant. Et Noel qui approche, et les cadeaux à faire, et le budget à préparer, et les bonnes résolutions et… la grosse dinde.

Après quelque hésitation je ne sortirai ni jeu de mot ni blague déplacée sur le fait de fourrer une dinde avec de la farce, ce ne serait pas de mon niveau (mais dieu que j’en ai envie…)

« Fais-toi fourrer toi-même! » Chacha, éternelle gamine.

Publié dans:Coup de coeur, Non classé |on 17 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

Bringing sexy back… Ou comment dire « a plus tard dans la journée » et revenir trois jours plus tard avec classe et sérieux. By Chacha.

Finalement, j’aime bien ma tête. Je vous avais dit – trois jours et c’est bon. En fait le truc c’est qu’il fallait que je remette un peu de touffe par ici et un peu moins par là – enfin secret d’une beauty queen quoi (comment elle se la pète – hé ouais, hé ouais.) Bref, de retour, je sais que derrière votre petit écran vous souriez – je vous ai manqué, hein ? Pas moi. Trève de plaisanteries sérieuses (« mitow tow » – saïan supa crew.) Trop de choses à raconter, et elles sont tellement barbantes que je ne sais pas par quoi commencer… Je plaisante, bien sûr.

Il y a deux jours, J. m’appelle. Il est médecin et sera la ville de temps en temps, peut-être deux fois par mois et s’arrêtera dans cet hôtel de standing en plein centre ville. Il aimerait qu’on se voit mais ne connaît pas trop les alentours, comment on fait, comment ça se passe ? Je lui explique ma démarche, il dit que c’est très bien comme ça. Je le préviens qu’il faut me rappeler une journée à l’avance - et il a tout suivit à la lettre. Quand tout se déroule de cette façons, ça a tendance à me donner le smile pour la journée.

Malheureusement, il y a des gros lourds pour te l’enlever.

Devinez qui m’appelle vers onze heures le même matin ? Je vous le donne en mille… A. Et blabla que je viens de me lever en pensant à toi et blabla que ta voix sensuelle m’excite et blabla qu’on pourrait faire un site ensemble -tu rêves – t’as une tête de premier de la classe et tu te la joues lover – le genre à qui tu dis non et qui revient à la charge parce qu’il s’imagine avoir un quelconque charme. C’est pas possible la voix de crooner que le gus peut prendre, en revenant à ses fameux « mmm oui c’est bien excitant. » Il a même dépassé les bornes des limites le Maurice : je lui parlais de mon choix sur l’autre escort en lui expliquant qu’elle devrait de toutes les façons me plaire un peu et il a dit « oui c’est sûr on peut faire se plan là…hehe…mais aussi de splans nous deux genre… je sais pas… un petit plan au téléphone, ça te dit » PUTAIN! PUTAIN! ET TRIPLE PUTAIN ! Je ne suis PAS un numéro de téléphone rose – encore un qui me gonfle comme ça et je change de numéro ET je le met sur liste noire ! Non mais je rêve ! Il est pas sensé avoir une copine ? Il est pas sensé être le mec super sérieux ? Je dis « euh non je suis en train de bosser… » Le mec : « ok je comprends… » (cinq minutes plus tard:) « Mmmm ta voix m’excite bien… là je pense à toi. » Non seulement en général je suis payée pour des dials hots, mais en plus j’ai le privilège de me contenter de la voix de mes interlocuteurs – parce que quand je sais que c’est des gros relous dans la vie de tous les jours ça me coupe tout de suite l’appétit si vous voyez ce que je veux dire. Quand j’ai vu que le mec était ultra lourd sur le plan de la lourdeur, j’ai raccroché rapido et éteind le portable. Dieu bénisse la touche pour raccrocher sur mon téléphone portable.

Il a laissé un message deux-trois minutes plus tard disant avec sa voix de petit pervers en devenir qui ne comprends pas quand on dit non  »bon ben…on a été coupé…ben…j’espère que tu vas bien réviser à très vite. » On a été coupé : tu t’es pas rendu compte que t’étais lourd ? A très vite : compte là-dessus et bois de l’eau fraîche (:D citation du père de Daria, l’épisode « au feu! ») Le pire c’est que le mec est tellement sur trou du schmoll land que je doute qu’il se rende compte qu’il apparaît comme un gros porc en manque en agissant de la sorte et qu’il a été super lourd. J’arrive pas à croire qu’il s’imagine que parce que l’on a à peu près le même âge on va faire des cams GRATUITES ensemble en mode voyeur, on va faire des séances photos ensemble (à revendre 50/50 bien sûûûûûr), on va faire un site ensemble ! NON MAIS JE REVE! Il s’imagine quoi ? Il est tellement loin de ressembler à un appolon (mais alors tellement… quel look et quelle tête de premier de la classe – rien à voir avec les étalons « de base » des films – en amateur ok mais je ne suis pas du tout pour ce genre de plan.) Et puis créer mon site ? Mais bien sûr – je préfère prendre un professionel qui taxe des tarifs raisonnable rapport qualité/prix qu’un pauvre type en manque qui va prendre toutes les infos sur ma vraie vie et faire du chantage pour avoir trois minutes par jour de téléphone rose gratuit. ENCORE UN qui s’imagine que je fais ça gratuit – ok j’aime le sexe mais avec des mecs partants pas avec des mecs en manque ! Je pourrai m’offrir à un mec qui est courtois, qui me fait rire, qui a une voix plus ou moins suave, un savoir plus ou moins riche (un minimum quand même) – pourvu qu’il y ait ce petit feeling entre nous. Mais alors A., dans la catégorie sale petit con qui se prend pour un beau gosse et qui n’a absolument rien pour le justifier, c’est un champion du monde (et pour que je parle de lui comme ça, Dieu sait que sa façon d’agir est insupportable et inadmissible.)

Donc mardi matin j’ai vu J. Premier rendez vous, on s’assoit à la terrasse d’un café où je ne m’étais jamais attardé mais devant lequel je passechaque fois que je vais dans le centre ville. Le barmaid (plutôt bof) arrive rapidement, il commande un café, je dis « la même chose » (j’aime ces petits clichés de la vie de tous les jours qui ne signifient rien pour la plupart des gens mais sont pour moi, je ne sais pas, un peu de romantisme – c’est fou à dire, mais j’adore tout ce qui nous rapporte à notre vie routinière, à notre petit train-train quotidien. J’adore ça, parce que paradoxalement en prononçant ces mots-clichés je suis en train d’excercer l’activité la moins sujette à la monotonie. Je crois que c’est l’écart qui en découle que j’aime.) On discute art, Spinoza, Platon, philosophie. Il me dit qu’il est médecin mais que sa passion pour la pharmacie lui permet d’être consultant pour l’industrie pharmaceutique aussi. Quand je lui dit que dans la famille on a aussi des médecins, il devient plus attentif à mes propos. Je ne sais pas, pour les personnes en générale, afrique et escort girl riment souvent avec pauvreté et sécheresse; je ne suis ni pauvre, ni assoifée. Il se verse sûrement plus de champe dans ma coupe que dans celle d’un français moyen. Maintenant je ne renie pas mes racines, c’est sûr il y a la pauvreté – mais il faut arrêter de généraliser… De toutes les façons, comme je le répète à qui veut l’entendre (alors ouvrez vos mirettes) la vraie richesse réside dans les valeurs qu’on a. J’ai été dans un vrai lycée de fils à Papas, et malgré leurs sac Chanel et leurs montre Dior, je savais que je valais cent fois plus qu’eux. Tout simplement parce que j’avais des valeurs (comme l’intégrité, la charité, la diplomatie, l’humilité et j’en passe. On devrait les mettre en vente pour certain. Oui oui, sur Ebay, parfaitement.)

On parle beaucoup, et avec passion, de nos lectures, je note qu’il me demande ce que je lis en ce moment (je répondrai le Portrait de Dorian Gray en VO – et dire que c’était vrai… il y a un an ou deux – bouquin que je devrai finir d’ailleurs), il revient sur ce que je dis, me conseille de lire tel ou tel bouquin, me confesse qu’il voudrait vivre de ce qu’il écrit mais plaisante en disant que la médecine ça paie mieux, qu’il n’est pas très sûr de vouloir faire ce choix parce que c’est risqué. Je remarque que quand il rit ou quand il veut enrichir mes propos, il pose sa main sur mes jambes croisées. Oh et sûrement parce que j’ai des comptables dans la famille, je remarque qu’il demande une facture pour les cafés (il paie pour moi – je n’ai pensé qu’après coup que j’aurai pu, au moins par politesse, demander à payer. Mais j’étais trop prise par la conversation – et de toutes les façons ce n’aurait fait qu’un échange de plus de « mais non je t’en prie. » Donc c’est ok.) Une heure et demi plus tard on se quitte, rendez-vous dans l’après midi devant son hôtel. 

J’arrive un peu à la bourre – et oh mon dieu l’hôtel est bondé. Il doit y avoir une espèce de réunion dans le coin, parce que toute l’équipe est au complet, de la secrétaire au DRH – et moi qui lui ait dit de venir me chercher en bas… Petit moment d’hésitation pour se faire la bise, on monte dans la chambre, on parle de la réunion qu’il a eu entre temps, de mes cours, de la ville… On monte dans l’ascenseur, et on continue ce jeu de rôle récurrent où l’escort girl fait semblant d’être l’amie, la petite amie ou la connaissance du client. La chambre est au bout du couloir – il met cinq minutes à faire accepter la carte.

A l’intérieur, c’est tout simplement magnifique – ce que l’on peut attendre d’une chambre d’hôtel de standing. En fait, c’est vraiment la première fois que je me retrouve dans un hôtel comme celui-ci, et j’adore ça. On s’assoit dans l’espace en face du lit et il ouvre le mini bar et me verse un peu de Coca. J’enlève mes talons et mes bas lentement, je le vois me scruter du coin de l’oeil. A un moment, il me demande mes tarifs, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïtés il ajoute. J’apprécie – car je me sentais tellement bien avec lui que je n’y aurait pas pensé moi-même. Je dis ce que je demandais au tout début, et je le vois garder quelques billets – je me mords la lèvre et me dit mince, ça fait trois jours que tu te dis que tu demandera la nouvelle somme et tu fais du discount. Au final, j’ai toujours peur d’être trop cheap ou trop chère. Mon but à moi c’est de les revoir souvent, pas de les taxer un max une fois et puis ciao à jamais… Non. On papote encore un peu, je glisse comme ça dans la conversation que j’ai appris que ma fac faisait grève (alors que je n’en suis pas sûre) et il a dit « ah si je comprends bien il n’y aurait pas de soucis pour qu’on se voit demain? » Un sourire a dû s’arracher de mes lèvres à ce moment là. Très surprise, j’ai du bredouiller quelque chose – je ne m’attendais même pas à le revoir si vite. Ensuite, il vient vers moi, me caresse, me déshabille et m’embrasse… Ce fût un moment très tendre, très sensuel, loin de ce que je m’attendais d’un médecin grisonnant.  Je me rends compte qu’en fait, j’avais tort. Je me disais qu’en fait, plus les hommes font des études longues, plus ils sont nuls au pieu. C’est que j’avais entendu ma grande soeur et sa meilleure amie (de l’époque) dire une fois et quelque part c’était resté en moi. Avec la rencontre de V. qui n’a pas fait tant d’études que ça mais qui est comme qui dirait un athlète de bon niveau et l’expérience de P. qui est comme qui dirait éliminé dès le premier tour, j’avais eu cette espèce de petite confirmation. Alors quand il m’a dit qu’il avait fait à peu près douze ans d’études, je suis devenue un peu sceptique. Je veux dire… douze ans, wow. Et au pieu… ça doit pas être wow. Et en fait non, c’était vraiment très bien.

J’ai aussi fait attention au fait que les hommes agés de 35 ans et plus savent faire ce qu’un client qui m’a appelé dernièrement appelle « la transition. » Ils savent clore la partie discussion sans trop de dégâts et enclencher la partie fun avec douceur. Pendant qu’il le fait, il me parle de cette escort girl qu’il a connu il y a cinq ans qui a la même nationalité que moi, et qui n’excerce plus cette activité mais avec qui il est resté en très bon termes. Je sourit. A l’intérieur de moi, je repense à ces dizaines de blogs et de témoignages d’escort girl spécifiant qu’elles n’acceptaient que « les hommes distingués âgés de plus de 35 ans. » Avec le temps, je comprends pourquoi. Et d’une certaine manière, je commence à mettre ça aussi en place. C’est normal de toutes les façons - à moins qu’ils aient hérités ou qu’ils fassent un métier plus ou moins tranquillou millou, les mecs de moins de 35 ans, je dirais de moins de 30 ans, ont tendance à galérer pour se faire des sous. Du coup, quand il s’agit de lâcher à une escort girl quelques centaines d’euro dûrement gagnés pour quoi, quelques minutes de plaisir, ça commence à les titiller par ici ou par là. Je dis toujours très directement au téléphone que mes tarifs ne sont pas négociables. Je screene les mecs de moins de 25 ans et j’ai même récemment majoré mes tarifs de quelques dizaines d’euro, histoire d’atteindre la bonne clientèle. J’en n’ai marre des petites racailles à deux balles qui m’appellent pour savoir si je peux pas leur faire un tarif spécial comme ils sont jeunes comme moi – marre, marre, marre. Y’en a même un (pas une racaille mais un type de moins de 25 ans, qui je me rapelle avait prétendu être sorti avec une escort girl quelques mois plus tôt PENDANT qu’elle faisait cette occupation) qui m’a dit un jour « ça doit vous faire plaisir quand vous avez affaire à un jeune, non? Non parce que ma copine ça lui faisait plaisir… » Oui ben si elle couche avec des vieux dégueulasse pour quelques poignées de billets, c’est son problème – pas le mien. Je ne considère pas mes clients comme cela – pour moi ce sont des hommes respectables qui ont envie d’un peu de fun dans leurs vies, si il m’arrive d’avoir des aventures avec eux c’est parce que je l’ai choisit et pas parce que derrière je dois payer un loyer ou quoi que ce soit! Alors qu’ils aient 25 ans ou plus, peu m’importe. D’ailleurs, les jeunes, ils me respectent moyen en me demandant un tarif… Bref. La seule chose de bien quand c’est un mec assez jeune, c’est que ça passe mieux pour faire comme si j’étais sa petite amie, niveau rencontres. Mais au final, il y aura toujours des vieux qui feront jeunes (et cons.) et des jeunes qui feront vieux (et fous.) C’était ma conclusion.

On a fait un petit break… Il me caresse encore, me dit que je suis belle et douce, me regarde droit dans les yeux, m’embrasse. Je lui demande pourquoi c’est mois spécialement qu’il a appelé, il me dit qu’il a aimé mon message sur le répondeur, qu’il fonctionne au feeling, qu’il savait que ça allait bien se passer. Il me dit qu’il lui est arrivé une fois de se tromper et qu’en voyant la fille, il lui avait remit l’argent prévu et c’était excusé (et était parti.) Je me suis dit intérieurement, wow, c’est vraiment un gentleman. Il me dit aussi que de manière générale, il aime les jeunes filles. Je me dis que c’est sûrement le fait d’en fréquenter quelques-unes (beaucoup?) qui lui a évité d’être un trou du schmoll au pieu. On s’embrasse par-ci par-là, allongés sur le lit. On reparle d’art, on approfondi ce qu’on a dit le matin. Et puis les caresses recommencent, les baisers, les mots doux glissés au creux de l’oreille… Il jouit contre ma jambe droite, et je prête attention au fait que les hommes poussent toujours des petits bruits – ou plutôt, un grand soulagement. On dirait – je ne sais pas, c’est entre la frustration de ne pas donner plus et le plaisir de venir. J. est venu assez vite la première fois… la seconde contre ma jambe. Après ça, il réintroduit doucement la réunion qui l’attend, ce collègue qui va surement patienter un peu mais bon ce n’est pas grave puisque ce ne sont que les derniers détails. Je file dans la salle de bains, me rhabille. Je le vois me regarder m’affairer du coin de l’oeil, il dit que ce fut un oment très agréable, et me demande si ça m’arrive de faire des nuits, je bredouille que oui (alors que non), combien je prends quand ça arrive, je dis que je n’y ait pas vraiment réfléchit, il acquiesce silencieusement. Pour être honnête j’ai trouvé le « deuxième round » plutôt chiant-chiant mais en général c’était vraiment très bien. Je me glisse sur la pointe des pieds et l’embrasse une dernière fois. Il y a un couple de québécois devant l’ascenseur, et leur accent me fait sourire. Je recrevrai deux textos de lui dans la soirée et deux la journée suivante. C’est une des soirées comme je les aime, la journée s’est bien passée, j’ai fait une rencontre géniale et j’ai eu du bon temps.

Elle est pas belle la vie ? Signé Chacha.

Publié dans:Non classé |on 15 novembre, 2007 |1 Commentaire »
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